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Rio Loco 2019

Du 13 au 16 juin 2019
Rio Loco 2019

Du 13 au 16 juin le festival toulousain porte la voix des femmes artistes des quatre coins de la planète avec une programmation 100% féminine. Avec Angélike Kidjo, Lisa Simone, Jeanne Added, Fatoumata Diawara, Oum, Kate Tempest, Gaye Su Akyol, Muthoni Drummer Queen...

Si les festivaliers de Rio Loco sont habitués à une forte représentation sur scène des musiciennes, chanteuses, compositrices ou poétesses venues des quatre coins de la planète, cette voix donnée aux artistes féminines est pourtant loin d'être une évidence en 2019, tant la présence des femmes reste minime dans les festivals. A l'image de la société civile, le monde des arts souffre lui aussi d'un patriarcat et d'un sexisme qui n'épargnent aucune société contemporaine comme l'atteste le tout récent manifeste F.E.M.M (Femmes Engagées des Métiers de la Musique) qui appelle au changement des mentalités et des pratiques.

Pour la 25ème édition du festival, Hervé Bordier a réalisé un vieux rêve, celui de convier sur la Prairie des Filtres en bord de Garonne, une affiche 100% féminine. Le programmateur en chef et son équipe nous invitent à quatre jours de festivités, de rythmiques et de sonorités venues d'Afrique de l'Ouest, d'Amérique du sud, d'Europe, du Maghreb, des Caraïbes, du Moyen-Orient ou d'Amérique du Nord. De la fusion au rock, du hip-hop au blues, de l’électro aux beats africains et latinos, qu'importent les inspirations et les origines de ces créatrices invitées, la danse sera universelle, harmonieuse et joyeuse. FIP diffusera trois soirées de live en direct du festival.

Programme du jeudi 13 juin :

Cette première journée débute par un voyage contemporain entre la Syrie, la France et la Palestine avec Al Akhareen le projet de la flûtiste franco-syrienne Naïssam Jalal et du rappeur beatboxer palestinien Osloob. Entre hip-hop arabe et jazz oriental lyrique, le sextet Al Akhareen est synonyme d'ouverture et de poésie militante. Direction Kingston ensuite avec la chanteuse-poétesse Jah9 et son groupe The Dub Treatment qui nous embarque sur scène dans un show aussi mystique qu'explosif de reggae roots dub. Un timbre de voix, grave et sensuel, un cocktail pop-jazz-soul ancré dans de profondes racines afro-américaines… La chanteuse américaine Lisa Simone dévoilera son monde ( "My World") avec sa musique de l'âme, spirituelle et libératrice.

Juste le temps de souffler avant la tempête rythmique et groove de Undergound System, combo new-yorkais, emmené par l'ardente chanteuse et flûtiste Domenica Fossatti, qui fusionne toute la richesse musicale, passée et future, de la Grosse Pomme. Avec son hip-hop mutant et féministe, la chanteuse, rappeuse et percussionniste kényane Muthoni Drummer Queen a enflammé les dernières Trans Musicales (comme Undergound System) avec un show époustouflant, aidée par ses deux beatmakers suisses et ses danseuses. Direction la Turquie pour le dernier concert de la soirée avec la rockeuse stambouliote Gaye Su Akyol, icône contemporaine de la scène underground qui combat le conservatisme culturel actuel de son pays. Productrice, chanteuse, musicienne, l'artiste mêle en toute liberté sons turcs psychés des années 60 et 70, ballades traditionnelles raki, trip-hop planant ou électro aux beats ravageurs.

« Dans un monde politiquement et socialement aliénant, il faut trouver un moyen d’être libre. Je l’ai trouvé avec ma musique. Et comme, quand une femme réussit, on cherche toujours le mâle caché derrière, je le dis haut et fort : je suis mon propre boss, je fais ce que je veux et je n’ai besoin de personne ». Gaye Su Akyol

Programme du vendredi 14 juin :

Un début de deuxième soirée marquée par le cocktail détonant et mystique de vaudou haïtien, de jazz et de blues rock américain des seventies porté par la chanteuse haïtienne Moonlight Benjamin, installée à Toulouse depuis 15 ans. Un son puissant en parfaite adéquation avec celui de la rappeuse, poétesse et romancière anglaise Kate Tempest qui prendra les rênes de la scène pont-neuf avec son hip hop engagé parfois enragé. Certes basés à Brighton, les membres du groupe Lakuta viennent du Kenya, de Tanzanie, du Ghana, de la Malaisie ou d’Espagne. Un métissage d’influences (Afrobeat, funk, soul, jazz, salsa, zouk) déclamé par la chanteuse Siggi Mwasote d'origine tanzanienne et kényane.

Air, Liron et Tagel Haim sont trois soeurs juives yéménites vivant à Tel Aviv qui plongent les chansons folkloriques traditionnelles et les traditions orales yéménites de leurs grands-parents dans un bain de jouvence électro et de beats hip hop. Le trio A-WA sort son deuxième album “Bayti Fi Rasi” le 31 mai. Si vous ne connaissez pas le groove infernal d’Ibibio Sound Machine, rendez-vous à 23h pour le show survitaminé du collectif londonien avec sa fusion volcanique de funk futuriste, gonflé aux synthés et emmené par la voix puissante de l’Anglo-nigériane Eno Williams. Direction l'Argentine sur la scène village avec la poésie urbaine et militante de l’artiste de Buenos Aires Sara Hebe dont le hip hop anticapitaliste et féministe se nourri de carioca funk, de reggae, de punk et bien sûr de cumbia.

« La musique est la bande originale des luttes sociales ». Sara Hebe

Programme du samedi 15 juin :

Douceur et sensualité pour ce début de soirée avec la chanteuse, violoncelliste et multi-instrumentiste vituose brésilienne Dom La Nena moitié du projet Birds on a Wire, avec Rosemary Standley (Moriarty) qui envoutera la Prairie des Filtres avec toute sa poésie. De Porto Alegre au désert marocain, avec la chanteuse et musicenne Oum présentera en avant première son prochain album, Daba, un sommet de musique contemporaine marocaine où s'entremêlent avec élégance jazz, soul, rythmes gnaouas et hassani. Délicatesse et métissage toujours avec la jeune londonienne Nilüfer Yanya d’origine turco-irlandaise-barbadienne qui excelle dans une pop folk hybride et atmosphérique.

Instant de grâce ensuite avec la chanteuse et guitariste malienne Fatoumata Diawara et sa folk wassoulou moderne aussi poétique qu'engagée. Autre concert très attendu, celui de la chanteuse et musicienne Jeanne Added dont la voix magnétique irradie à chaque écoute de son album Radiate. Sur la scène village, la canadienne Tanika Charles et sa voix soul intemporelle viendront clore cette troisième soirée de concerts.

Programme du dimanche 16 juin :

Dernière journée de festivités à Toulouse avec le cocktail exaltant de la chanteuse italienne Maria Mazzotta associée au quartet toulousain Pulcinella pour une danse métisse et frénétique de folklore des Pouilles ou de Tirana, de valses frénétiques, de jazz ou d'afrobeat. Après le spectacle Esquerdes, cirque contemporain et concert-performance, la productrice électro Chloé Herry, aka CloZee jouera à domicile accompagnée par la joueuse de cithare chinoise guzheng Nan Jiang et de quatre danseuses de la compagnie Marabyliane (tribal fusion). Qui de mieux pour conclure ces festivités au féminin que la grande chanteuse béninoise Angélique Kidjo qui vient présenter son hommage à une autre icône de la musique, la cubaine Celia Cruz.

Retrouvez toute la programmation du festival ▶

Affiche Rio Loco 2019

 

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