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"Tigress", road-trip lascif pour le nouveau clip d’H-Burns

Publié lepar Ghislain Chantepie
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Renaud Brustlein s'offre une vadrouille à l’eau de rose pour la sortie de son nouvel album « Mid Life ».

Qu’est-ce qui peut bien réunir la petite commune de Romans-sur-Isère, tranquille chef-lieu de la vallée du Rhône et la brûlante cité balnéaire de San Diego, berceau historique de la Californie ? Le trait d’union existe bien, il s’appelle Renaud Brustlein alias H-Burns, chanteur et musicien français né dans la Drôme mais amoureux depuis toujours de rock, de folk et d’Amérique.

Dans son nouvel album *Mid Life * à paraitre cette semaine, H-Burns pose le sac après 7 albums studio qui l’ont conduit à zigzaguer entre folk et rock-indé, partageant notamment ces dernières années le studio du magicien Steve Albini. Le temps qui passe, les souvenirs et les espoirs perdus sont une réalité des deux côtés de l’Atlantique, et c’est avec cette idée-maitresse mais dénuée de morosité que le Drômois a enregistré son nouveau disque au fond de la Creuse avec Stuart A. Staples, chanteur de Tindersticks.

Tigress,  morceau d’ouverture de Mid Life, est d’ailleurs une chanson où la mélancolie n’existe que pour offrir un reflet sépia à une photo encore bien vivante. Un titre chaleureux, lascif même, qui mêle l’électricité des guitares à des cris d'orang-outang gainsbouriens, hommage assumé du chanteur à l’Homme à la tête de chou. Clippé par les Californiens du studio Mortis, le titre prend à l'écran les couleurs d'une romance d’aujourd’hui, faite de sextos et de malentendus sur fond de ballade filmée dans les rues de San Diego. Dealer, car-wash et accident de la route ponctuent cette course-poursuite à l’eau de rose où seul le rock gagne vraiment à la fin.

En concert :  le 14 mai à La Maroquinerie (Paris) et le 4 juillet à la Philharmonie (Paris).

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