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Roger Waters offre une vidéo poignante à "The Gunner's Dream"

Publié lepar Ghislain Chantepie
Roger Waters à Berlin en 2013 (Adam Berry/Redferns)
Roger Waters à Berlin en 2013 (Adam Berry/Redferns) ©Getty

L’ancien Pink Floyd a mis en ligne une nouvelle version filmée de son titre antimilitariste de 1983.

Roger Waters demeure fidèle à ses engagements. A 77 ans, l’ancien Pink Floyd continue de porter un regard mélancolique sur notre monde, dressant en musique au fil de ses derniers disques un tableau sombre et souvent désabusé, mais où pointe aussi parfois l’espoir. Il y a 37 ans de cela déjà, aux côtés de son groupe culte, le bassiste anglais chantait au fil des douze titres de The Final Cut les ravages de la guerre, un ultime disque avec Pink Floyd avant d’embrasser sa longue carrière en solo.

Il a suffi de peu pour que Roger Waters replonge aujourd’hui dans la mémoire de cet album qui fut pourtant si difficile à accoucher, son aversion avec David Gilmour atteignant alors à cette époque de véritables sommets. Dans un court communiqué, le grand musicien explique ainsi avoir été inspiré par le visionnage il y a quelques temps de The Man Who Saved The World, ce documentaire retraçant le parcours hors-norme du militaire soviétique Stanislav Petrov. 

Alors que la Guerre Froide faisait rage entre les deux Blocs durant l’année 1983, cet officier de garde au sein de la défense anti-missile soviétique permit ainsi d’éviter un conflit nucléaire généralisé en empêchant une riposte réelle à une attaque qui ne l’était pas, une défaillance informatique ayant fait croire aux Russes le déclenchement d’un tir américain. L’histoire de ce héros longtemps anonyme a inspiré à Waters le souvenir de The Gunner’s Dream, ce titre poétique qu'il avait écrit quelques mois seulement avant l’incident et qui figure au cœur de The Final Cut.

A cette histoire d’un pilote de guerre rêvant durant sa chute vers la mort d’un monde débarrassé de ses conflits, l’ancien Pink Floyd a ainsi choisi d’offrir une nouvelle version filmée en studio, une interprétation tout juste mise en ligne sur sa chaine YouTube. Tournée en noir et blanc, cette session rare voit le chanteur en piano solo répéter son « I had a dream » avant que ses compagnons Dave Kilminster et Jonathan Wilson (guitares), Joey Waronker (batterie), Lucius- Jess Wolfe et Holly Laessig aux chœurs, et Gus Seyffert à la basse ne le rejoignent en split-screen depuis leurs studios respectifs. Classe.