Menu
Écouter le direct

"Spiritual Vegas" les songes psychés du groupe Paint

Publié lepar Guillaume Schnee
Pedrum Siadatan alias Paint / Photo Matt Correia
Pedrum Siadatan alias Paint / Photo Matt Correia

Le songwriter et guitariste Pedrum Siadatian s'évade du quatuor Allah-Las pour une deuxième aventure solo en forme de chronique sous acide de notre société en manque de spiritualité.

Quand il ne perpétue pas l'esprit californien des 60's avec son quatuor psyché de surf music Allah-Las, le chanteur et guitariste Pedrum Siadatian s'illustre dans des aventures parallèles sous le nom de Paint. Deux ans après un excellent premier album sans nom, le Californien s'apprête à sortir le long-format Spiritual Vegas sur le label Mexican Summer.

Le titre Spiritual Vegas a été inspiré par une visite à Bali en Indonésie, où Pedrum a été frappé par la quantité de touristes à la recherche soit de l’illumination Instagram, soit de la débauche à la Vegas. C'est ce monde où règnent le consumérisme et la philosophie de fortune que Paint chante avec ses chroniques sous acides dans une pop sunshine et psyché trouvant ses origines autant dans la richesse stylistique des sixties que dans l’art rock des années 80 / 90. Sur le titre Land Man, l'artiste se joue ainsi des clichés du Californien surfeur en chantant "Je n'ai pas besoin de surf, je n'ai pas besoin de sable" sur une ligne de marimba tropicale désarticulée illustrée dans un clip tout aussi hallucinatoire.

Pour cette nouvelle aventure psyché, Pedrum Siadatan a retrouvé en studio le producteur Frank Maston et les musiciens Jackson Macintosh (TOPS, Sheer Agony) à la basse et guitare, Nick Murray (White Fence, Oh Sees) à la batterie ainsi que ses complices d'Allah-Las le bassiste Spencer Dunham et le percussionniste Matt Correia. Le groupe multiplie les voyages stylistiques comme sur le titre Ta Fardah (qui signifie "jusqu’à demain") un mélodrame funk perse des 70’s et un clin d’œil aux origines iraniennes de Pedrum.