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Mort de Spencer Davis, fondateur du Spencer Davis Group

Publié lepar Ghislain Chantepie
Spencer Davis en octobre 1970 (Evening Standard)
Spencer Davis en octobre 1970 (Evening Standard) ©Getty

Avec Steve Winwood, le guitariste gallois a offert plusieurs hymnes au rock sixties parmi lesquels le fiévreux « Gimme Some Lovin' ».

Spencer Davis vient de s'éteindre à l'âge de 81 ans. C’est son agent Bob Kirk qui a annoncé hier soir la triste nouvelle à la radio anglaise BBC, alors que le guitariste gallois était hospitalisé depuis quelques jours déjà pour traiter une pneumonie.

Né en 1939 à Swansea au Pays de Galles, Davis avait rejoint l’université de Birmingham au cours de l'année 1960. C’est dans un pub de cette cité industrielle que le jeune étudiant rencontra trois ans plus tard les frères Winwood avec qui il fonda bientôt un groupe auquel il donna son nom : le Spencer Davis Group. Multi-instrumentiste talentueux, Davis y prospéra en vrai leader à la guitare rythmique, aux chœurs et à l’harmonica tandis qu’il laissa le chant, l’orgue et la lumière au tout jeune Steve Winwood.

Ensemble, et avec leur batteur Peter York, ils gagnèrent très vite la renommée en publiant dès 1965 une version inoubliable du Keep On Running écrit par le songwriter jamaïcain Jackie Edwards. Un tube qui leur ouvrit, en pleine vague "beat", la porte de tournées internationales en compagnie des Who et des Rolling Stones, avant de connaitre véritablement la gloire en publiant à l’automne 1966 leur plus grand hit Gimme Some Lovin'. 

Coécrit en quelques heures seulement par Davis et les frères Winwood, ce hit rentra dans les mémoires grâce notamment à sa partition pétrie d'orgues Hammond mêlant rock et rhythm and blues. Steve Winwood, pourtant, quitta le groupe avec son frère rapidement après laissant Spencer Davis continuer l’aventure avec d’autres musiciens quelques temps mais sans connaitre le même succès.

Après la dissolution du groupe en 1969, Spencer Davis embrassa une carrière en solo quelques années avant de rejoindre le label Island Records où il travailla aux côtés de Bob Marley, Robert Palmer, ou encore son ancien comparse Steve Winwood qui poursuivait alors lui aussi une carrière en solo. Ce dernier lui a rendu un vibrant hommage mardi soir sur les réseaux sociaux à l'annonce de sa disparition :

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