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Le tendre hommage de Sheryl Crow à Bill Withers

Publié lepar Ghislain Chantepie
Sheryl Crow et Bill Withers, non daté (Photo : Chris Hudson)
Sheryl Crow et Bill Withers, non daté (Photo : Chris Hudson)

La chanteuse américaine vient de mettre en ligne une reprise émouvante de « Lonely Town, Lonely Street », un morceau magnifique du crooner soul disparu la semaine dernière.

You can live your life in a crowded city, You can walk along a crowded street. You might as well be a lonely walker in a lonely town, on a lonely street. Ces vers quasi-cinquantenaires résonnent aujourd’hui d’une manière bien spéciale. Ils sont ceux d’une chanson écrite en 1972 par une légende de la soul, l’Américain Bill Withers disparu lundi dernier à l’âge de 81 ans. Ils sont ceux aussi, désormais, de la relecture que vient d’en offrir sa compatriote Sheryl Crow qui a mis en ligne cette nuit une tendre reprise de ce Lonely Town, Lonely Street.

Dans un communiqué publié sur son site web, la chanteuse du Missouri rappelle ainsi son amour indéfectible pour l’œuvre du soulman et ses appels du pied ces dernières années pour le ramener en studio, alors que Bill Withers avait stoppé tout enregistrement en 1985. « Je suis tailleur de pierre désormais et je suis bon dans ce domaine ! », lui aurait répondu l’auteur de Ain’t no Sunshine et Lovely Day. Alors qu’elle a elle-même tiré sa révérence avec un ultime album publié l’été dernier, Sheryl Crow s’est remémorée cet échange dans cette période de confinement généralisé où « l’amour, la famille, et la vie en harmonie avec les autres » lui paraissent plus importants que jamais.

Extrait de l’album Still Bill publié en 1972 où figure également le joyau Lean On Me, Lonely Town, Lonely Street repose sur deux ou trois accords de guitare, quelques violons, mais surtout la voix puissante de Bill Withers. Enregistrée il y a « quelque temps » aux côtés du rockeur Citizen Scope, la reprise de Sheryl Crow délaisse la pure soul au profit de sa griffe folk-rock caractéristique et de sa jolie voix toujours lézardée. Une relecture émouvante, allongée de deux minutes supplémentaires, et qui perdure aujourd’hui le groove parfait du chanteur disparu.