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Joan As Police Woman divine sur son album de reprises "Cover Two"

Publié lepar Guillaume Schnee
Joan As Police Woman / David A. Fitschen
Joan As Police Woman / David A. Fitschen

Avant la sortie de son deuxième album de reprises le 1er mai, la songwriter américaine Joan Wasser dévoile une version bouleversante du titre "Under Control" des Strokes.

Une voix soulfull lancinante et saisissante au service d'une mélancolie sourde et romantique, depuis quatorze ans Joan Wasser alias Joan As Police Woman se distingue des autres artistes par son talent d'écriture et sa faculté de passer d'un registre de rock rugueux, à un groove solaire ou à des ballades sensuelles. De retour à Brooklyn après sa tournée Joanthology, l'artiste s'est mise à l'écriture de ce Cover Two, onze ans après un premier album de reprises. Puisant dans sa playlist favorite, la compositrice s'est lancée dans ce défi créatif de réécrire totalement dix titres qui ont marqué sa vie.

"Under Control" de The Strokes est ma chanson préférée. Je l'ai toujours entendue comme une chanson classique du R&B déguisée en chanson des Strokes, alors je l'ai juste recadrée comme je l'ai entendue naturellement et j'ai fait de mon mieux à la guitare de Brian May.

Cette nouvelle collection de covers témoigne de l'inventivité et de la sensibilité de Joan Wasser qui déconstruit ses titres favoris pour mieux se les approprier. Elle fait du beat-box avec la batterie et invite Meshell Ndegeocello à réciter les paroles d'André 3000 sur sa version de Spread d'Outkast, s'entoure de Thomas Bartlett et son piano syncopé sur Life's What You Make It de Talk Talk, groupe à qui elle a déjà rendu hommage au Royal Festival Hall en novembre dernier.

Dans une version sixties enregistrée à Buenos Aires, l'artiste réharmonise On The Beach de Neil Young  afin de créer un support décalé pour imager la sensation de malaise des paroles, sublime Out Of Time de Blur, nous donne sa version doo-wop du There Are Worse Things I Could Do de Grease, créé des accords et une mélodie autour du poème Running de Gil Scott Heron qu'elle avait déjà célébré dans le spectacle hommage à GSH au Roundhouse de Londres en 2016 et transforme le Kiss de Prince en une ballade soul contemplative et sensuelle.