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Iggy Pop partage le titre "Dirty Little Virus"

Publié lepar Guillaume Schnee
Iggy Pop à Melbourne en 2019 / Naomi Rahim/WireImage via Getty
Iggy Pop à Melbourne en 2019 / Naomi Rahim/WireImage via Getty

L'iguane s'associe au trompettiste Leron Thomas pour ce titre crépusculaire en forme de chronique froide et cathartique.

L'an dernier l'icône punk-rock Iggy Pop criait au monde sa liberté artistique avec son album aux influences jazz, Free, et continuait de multiplier les projets et les featurings. Las, comme pour tous les artistes, la pandémie privait l'insaisissable septuagénaire de scène dès le printemps dernier. Et c'est par ces mots "Covid-19 is on the scene" que débute Dirty Little Virus, un hymne rageur contre les effets du coronavirus écrit et enregistré avec le trompettiste et producteur jazz funk Leron Thomas, rejoints ici par le guitariste-bassiste Ari Teitel et le batteur Chris Berry. Un titre qui débute par une batterie et des riffs rock inquiétants avant d'évoluer vers une fusion groove ténébreuse.

Dans cette chronique crépusculaire de cette année placée sous l'emprise du coronavirus, Iggy Pop gronde de sa voix de baryton des paroles froides comme "Elle n'a que 19 ans, mais elle peut te tuer" ou "Grand-père est mort. Il a eu Trump à la place". Dans une vidéo sur la chanson, Iggy Pop a expliqué : « J'ai été ému d'écrire des paroles directes, pas quelque chose de trop émotionnel ou profond, plutôt du journalisme. » avant de conclure « S'il y avait encore un homme de l'année, ce serait le virus, alors j'ai écrit les paroles. »

Au cours de cette année anxiogène Iggy Pop n'est pas resté sans voix et nous a gratifié de quelques titres salvateurs comme une reprise du tube psyché-funk Family Affair de Sly & The Family Stone, gravée avec le bassiste Bootsy Collins et produite par Bill Laswell. Dernièrement il a fait équipe avec Elvis Costello pour une version, en français, du morceau No Flag.