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H-Burns rend un hommage émouvant à Léonard Cohen

Publié lepar Catherine Carette
H-Burns et le Stranger Quartet - Photo de Marie Monteiro
H-Burns et le Stranger Quartet - Photo de Marie Monteiro

Le chanteur français accompagné par un quatuor à cordes, revisite les chefs-d’œuvre du poète à la voix grave, seul ou en duo avec Lou Doillon, Bertrand Belin, Pomme et Kevin Morby.

Les chansons Hallelujah, So Long Marianne, The Partisan et tant d’autres ont marqué toute une génération et restent gravées dans nos mémoires. Elles accompagnent le rocker français Renaud Brustlein, aka H-Burns, qui, durant l’enfance, s’imprégnait des mots de Léonard Cohen, lorsque son propre père jouait Suzanne au coin du feu. Sur les pas du poète, au Chelsea Hotel, sur les collines d’Hollywood, sur le plateau du Mont Royal ou encore dans la rue Sainte Catherine de Montréal, H-Burns fait œuvre de transmission. Il a invité plusieurs artistes à se pencher sur cette belle aventure, comme Lou Doillon avec qui il a enregistré une version de So Long, Marianne et cette adaptation de Hey, that’s no way to say goodbye en Français. Mais au lieu de lui donner une tournure folk, H-Burns et le Stranger Quartet ont transformé le titre en une chanson pop entrainante "à la Melody Nelson", selon H-Burns : 

Bertrand Belin mêle aussi sa voix à celle de H-Burns sur Avalanche. Avec la chanteuse Pomme il interprète Suzanne et il donne une version bilingue de The Partisan avec le songwriter de Kansas City Kevin Morby. Le multi-instrumentiste et arrangeur Antoine Pinet, son compagnon de voyage depuis quinze ans, est de la partie ainsi que Pauline Denize, Mélie Fraisse, Lonny et Ysé Sauvage aux chœurs et aux cordes. Un mois de studio a été nécessaire pour capter live, à l’ancienne, tous ces trésors de poésie.

Quelques mois avant la mort du chanteur canadien Léonard Cohen survenue le 7 novembre 2016 à Los Angeles, H-Burns, en vacances à Montréal s’était livré à un pèlerinage quotidien. 

« Je passais devant sa maison qui avait toujours les volets fermés. Et puis, le dernier jour de mon séjour, les volets se sont ouverts et la maison était allumée. Comme un symbole».