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« Fast », virée post-punk pour Samba De La Muerte

Publié lepar Ghislain Chantepie
Adrien Leprêtre aka Samba De La Muerte | Sylvain La Rosa
Adrien Leprêtre aka Samba De La Muerte | Sylvain La Rosa ©Autre

Le Caennais Adrien Leprêtre lève le voile sur le second volet de ses aventures en solo.

On l'a souvent dit mais quand même, c’est bien à Caen plus qu’ailleurs que s’est inventée au début de la décennie l’une des scènes musicales les plus florissantes qu’a connu l’Hexagone depuis longtemps. Fakear, Superpoze, Concrete Knives, et d’autres encore, c’est une sacrée bande qui a surgi là-bas dans un mouchoir de poche, liée par l’amitié ou les projets communs. Des vingtenaires perçants qui ont conquis, en l’espace de quelques années, les oreilles, les cœurs, et même les charts de leur génération, au-delà des vraies frontières stylistiques qui peuvent séparer tous ces projets.

De la pop barrée des Concrete Knives, il n’en sera plus question désormais puisque le groupe a fait ses adieux sur scène le mois dernier, un ultime concert à Caen après douze années de vadrouille. Aux claviers du groupe normand jusqu’à cette date mais aussi comparse de Superpoze dans l'éphémère et brillant duo Kuage, Adrien Leprêtre aka Samba de la Muerte  avait déjà tenté l’aventure en solo dès 2016 avec Colours, un disque hors-cadre pétri de folk électronique, de psychédélisme et d’ailleurs. Sous son blaze louche et avec maintenant plus de temps pour lui, le voilà de retour en septembre avec une suite au nom de baptème bienveillant A Life with Large Opening.

Car s’il reste fidèle au DIY en composant tout dans son home-studio, Samba de la Muerte a bien baroudé ces dernières années, vagabondant de l’Iran au Japon, et puisant dans cet ailleurs lointain pour confectionner son nouveau disque. Premier extrait dévoilé aujourd’hui, *Fast * a pourtant plus l’urgence du post-punk curtisien de Joy Division que les effluves d’un orient mystérieux. Presque monotone ici avec sa voix sépulcrale, le Caennais use sur ce titre d’une ligne de basse obsédante pour plonger dans une sombre tension, éclairée seulement de quelques pointes synthétiques. A suivre de près.

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