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En écoute : le nouvel album du Villejuif Underground

Publié lepar Ghislain Chantepie
Nathan Roche, chanteur du VU à Groningue le 16 janvier 2019 | RF / Chantepie
Nathan Roche, chanteur du VU à Groningue le 16 janvier 2019 | RF / Chantepie ©Radio France

Le quatuor de garage foutraque vient de sortir un nouveau disque pur-sang chez Born Bad Records.

A quoi pensaient donc les 4 du Villejuif Underground lorsqu’ils ont choisi de baptiser leur deuxième album When will the Flies in Deauville drop?  Aux plages sans suspense de la station balnéaire normande, vraiment ? Ou bien à la toujours coriace parodie EDM pondue il y a quelques années par les clowns du Saturday Night Live ? Plus sûrement, mais on ne s’avancera pas, ce drôle d’attelage franco-australien a pu laisser libre cours ce jour-là à ce qui fait leur plus grande force lorsqu’ils se lâchent en live : une humeur acide faite d’amour (un peu), de blagues (beaucoup), et de punk (assurément).

Etrange parcours que celui de cette jeune formation portant fièrement le nom d’une commune du Val-de-Marne, où ses membres ont un temps partagé une vieille bicoque au point d’y fonder un combo qui bastonne. Il parait que la maison s’est effondrée depuis lors, mais le Villejuif Underground, lui, est toujours là. Et après une tournée qui les a menés jusqu’en Chine, l'Australien Nathan (au chant), Adam (guitare), Thomas (basse) et Antonio (claviers) sont rentrés sortir leur deuxième album dans l’Hexagone, non sans un petit détour par la scène du mythique Vera à l’occasion du festival Eurosonic à Groningue (Pays-Bas).

Promesse rock, le Villejuif Underground ? En signant leur nouveau disque chez Born Bad, le groupe vient certes d’ajouter une ligne de choix pour tous les tourneurs sur son CV de garage-band tricolore. Mais si l’on espère que le label de JC Satan, Cheveu, et Frustration pourra offrir au groupe quelques-unes de ses bonnes ficelles, on souhaite aussi au VU de pouvoir tenir le plus longtemps possible son absence de cap, cette drôle de folie qui sur *When will the Flies in Deauville drop ? * vire du blues-rock au psyché sixties, bourdonnant dans une sorte de raillerie suave la panoplie de défaillances nichées en chacun de nous.

Mais soyons aussi honnêtes : on ne découvre réellement le Villejuif Underground qu'en live, lorsque la scène transforme les quatre vingtenaires en véritable usine hurlante. Une machinerie qui siffle, qui tangue, et qui craque de partout, mais qui en définitive tient bel et bien la route, jusqu'à franchir sans complexe la ligne blanche. Foncez !

En concert :

9 février : Annecy, le Brise Glace
29 mars : Amiens, la Lune des Pirates
30 mars : Magny-le-Hongre, File7
9 mai : Nantes, la Soufflerie