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« Easy Sleazy », brûlot surprise et farceur de Mick Jagger

Publié lepar Ghislain Chantepie
Mick Jagger à l'U Arena en octobre 2017 à Nanterre. (Brian Rasic/WireImage)
Mick Jagger à l'U Arena en octobre 2017 à Nanterre. (Brian Rasic/WireImage) ©Getty

Le leader des Rolling Stones nargue les complotistes en tous genres dans un nouveau single écrit et enregistré avec Dave Grohl.

Pour ceux qui pouvaient en douter en ces temps troublés : assurément oui, Mick Jagger va bien. Lors du printemps dernier, alors que le monde entier s’enfermait, le vieux lion du rock ‘n’ roll prenait le pouls de ce confinement planétaire en publiant Living In A Ghost Town, une bonne surprise des Rolling Stones en forme de premier titre original dévoilé par le groupe depuis 2012. "Please let this be over, Stuck in a world without end", chantait alors Jagger d’une voix encore impressionnante et parfois patibulaire sur ce morceau dont certaines paroles avaient été modifiées juste avant sa sortie pour coller plus encore à la période.

Il y a quelques semaines de cela pourtant, Sir Mick trouvait comme beaucoup le temps long et ruminait alors ces mois d’une pandémie aussi tragique que source de sottises exponentielles. Ce constat d’une épidémie dans l’épidémie, celle des complotistes, des fake news et des antivaccins l’a ainsi conduit à jeter sur le papier les paroles d’un nouveau titre baptisé Easy Sleazy. Très vite, comme il l’explique dans une interview au magazine Rolling Stone, Jagger a envoyé sa démo à Dave Grohl qui a alors commencé à travailler dessus, le leader des Foo Fighters apportant guitare, basse et batterie aux paroles du chanteur (déjà vacciné, bien sûr).

Le résultat est à l’avenant : un vrai shoot de rock stonien porté par un déluge d’électricité mais qui, surtout, ne manque pas de légèreté et d’ironie tant dans la mélodie que dans les refrains. "Shooting the vaccine, Bill Gates is in my bloodstream”, moque ainsi Jagger qui n’oublie pas non plus les platistes et les climatosceptiques avec “The Earth is flat and cold its never warming up”. Mais le chanteur se veut aussi optimiste et semble convaincu dans son verset final que la pandémie ne sera, bientôt, qu’un mauvais souvenir. On veut bien le croire.