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Dylan dévoile une version inédite de "Subterranean Homesick Blues"

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Quelques jours avant la sortie d'un plantureux coffret de raretés, le songwriter américain fait fuiter un enregistrement inconnu de son hit de 1965.

Dylan lève un peu plus le voile sur l’un des plus grands classiques de sa discographie. « Subterranean Homesick Blues » a été autant fredonnée par les fans du chanteur qu’elle n’a été célébrée ou n'a inspiré les plus grands groupes - Red Hot Chili Peppers ou Radiohead pour ne citer qu’eux. Extrait de son cinquième album « Bringing It All Back Home », ce tube de 1965 inspiré par les écrits de Jack Kerouac voire de l’écrivain russe Dostoïevski dispose de versions alternatives dont l’une d’entre elle est dévoilée cette semaine près de 50 ans après son enregistrement.

Si cette mouture parait à première vue fidèle au titre officiel, on y retrouve pourtant Dylan seul au micro durant tout le premier couplet, rejoint seulement par son groupe à partir d’une quarantaine de secondes. Vers la fin du titre également, Dylan retourne en guitare solo, alors que cette variante semble ponctuée par des variations de l’harmonica et du piano originaux :

cache.vevo.com

La postérité de « Subterranean Homesick Blues » tient également beaucoup à la vidéo qui a de longue date accompagné le titre - tirée du documentaire Dont Look Back -, où l’on découvre Dylan tenant des pancartes griffées de paroles extraites de sa chanson. Réalisé près de 20 ans avant l’explosion du vidéo-clip, ce film avant-gardiste révèle également ses secrets avec des images inédites où l'on découvre le chanteur sur un toit d'immeuble ou dans un parc en lieu et place du seul décor d'usine de la vidéo originale.

C’est la sortie du généreux coffret « The Cutting Edge 1965–1966: The Bootleg Series Vol. 12 » le 6 novembre prochain qui motive aujourd'hui la fuite de ces pépites. 50 ans après avoir fait scandale en branchant pour la première fois sa guitare électrique dans un concert, Dylan dévoilera dans cet assortiment de 18 disques de prises inconnues et de raretés le processus d’enregistrement complet de trois de ses plus grands albums : Ringing It All Back Home, Highway 61 Revisited et Blonde on Blonde.