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"Boogieman", clip ensorcelant de Sarah McCoy

Publié lepar Guillaume Schnee

La phénoménale chanteuse américaine sort son premier album "Blood Siren" en janvier sur Blue Note.

Une tempête blues-punk moite de La Nouvelle-Orléans, voilà le programme annoncé d'un concert de la chanteuse Sarah McCoy. Pourtant, rien ne vous prépare à l'intensité et à la beauté de ce que vous allez voir et écouter. Seule au piano, l'artiste au look gothique, un alligator tatoué sur le bras, ponctue son show d'explosions de rires gouailleurs, boit un verre de vin et distille son humour désespéré en français. Mais dès les première notes, elle vous transperce, avec cette voix incroyable, cachant à peine une sensibilité à fleur de peau. En fermant les yeux on pourrait entendre Nina Simone, Janis Joplin, Billie Holiday, Big Mama Thornton et Amy Winehouse chantant dans une production sudiste de Tom Waits.

Sarah McCoy vous capture dans son univers noir et poétique, illuminé par des mélodies sublimes, un gospel trash, des spirituals poignants, un ragtime burlesque, une valse enjouée, du blues rugueux de hobo ou d'un early jazz sauvage tout droit sorti d'une cave enfumée de NOLA ou d'un club des bas fond de Kansas City. Un instinct inoui qui a captivé le génial Chilly Gonzales de passage à Paris pour son album Room 29 en duo avec Jarvis Cocker. Une rencontre qui va aboutir au premier album de la diva, Blood Siren, attendu le 25 janvier sur le label Blue Note.

Sarah McCoy © God Save The Screen
Sarah McCoy © God Save The Screen ©Autre

Avant de se produire à Paris, l'artiste a vécu plusieurs vies, de sa New York natale à Charleston, sa ville d'adoption avant de connaître la vie de hobo avec son chien dans un périple de plus de deux ans à travers quarante-quatre des cinquante états américains. une période de sa vie qu’elle décrit désormais comme celle de ses "mésaventures psychédéliques ". Musicienne de rue, elle enchaîna les petits boulots avant d’arriver à la Nouvelle-Orléans où elle fonda le groupe Sarah McCoy and The Oopsies Daisies. « Je suis le monstre, je suis la bête, priez pour moi… », chante-t-elle avant de se présenter comme « le croque-mitaine, caché sous (n)otre lit ».

Si elle n'a rien perdu de son intensité, la rage de ses débuts semble être canalisée sur les treize titres de ce futur Blood Siren. Des arrangements intimistes et classieux, un univers baroque et cette voix qui vous prend aux tripes, comme sur ce premier titre magnifique Boogieman dévoilé avec le clip féerique de Marc Helfers.

Sarah McCoy couv
Sarah McCoy couv ©Autre

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