Menu
Écouter le direct

Nick Murphy réveille Chet Faker avec “Low”

Publié lepar Ghislain Chantepie
Chet Faker sur scène en 2014 à Berlin (Stefan Hoederath/Redferns)
Chet Faker sur scène en 2014 à Berlin (Stefan Hoederath/Redferns) ©Getty

Le chanteur et producteur australien vient de mettre en ligne un clip revigorant sous son nom de scène abandonné il y a quatre ans.

De quoi donc Chet Faker est-il le nom ? Nicholas James Murphy ne répondit pas vraiment à cette question lorsqu’il annonça l’abandon de son nom d’artiste un beau jour de septembre 2016. Un pseudonyme qui avait pourtant accompagné son ascension jusqu’au triomphe de Built On Glass, un premier album éclatant publié deux ans auparavant en pleine vague neo-soul.

Après avoir disparu des radars durant plusieurs années, échappant à son succès dans un tour du monde improvisé, le musicien australien était réapparu l’an dernier avec un nouvel album publié en son nom propre, Nick Murphy donc. Un disque à l’image de son auteur, tourmenté mais témoin aussi de ses voyages et qui ne manquait pas de richesse sonore, aidé en cela par la griffe de Dave Harrington, l’ancien comparse de Nicolas Jaar invité derrière la console. 

Cette année encore, à la veille du confinement mondial, le jeune trentenaire publiait en forme de catharsis un album strictement instrumental, évoquant même à cette occasion des morceaux qui l’auraient selon lui « guéri ». Son retour aujourd’hui sous le nom de Chet Faker ne manque donc pas d’étonner d’autant que, là encore, aucune explication n’est à ce stade avancée. Certains y verront avant tout la conséquence d’un contrat récemment signé avec une major du disque, soucieuse peut-être d’exhumer un blaze à succès. 

Mais à l’écoute de son nouveau titre dévoilé aujourd’hui, on peut aussi imaginer une nouvelle étape sincère chez cet artiste attachant dont la complexité est l’une des grandes forces. Baptisé Low, ce nouveau titre mixant mélodie pop et textures bidouillées se fait revigorant dans la voix filtrée de l’Australien qui n’hésite d'ailleurs pas à forcer ses accents soul. “Look, whatever, I'm good, It's doesn't mean that I'm perfect” chante ainsi aujourd’hui Chet Faker, tissant le temps d’un morceau un pont élégant entre sa mélancolie et une possible allégresse.