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Les rêveries jazz de Beach Fossils

Publié lepar Ghislain Chantepie
Dustin Payseur de Beach Fossils (credit : Andrew Cigna)
Dustin Payseur de Beach Fossils (credit : Andrew Cigna)

Le groupe new-yorkais troque ses guitares sur « The Other Side of Life », un nouvel album qui revisite avec douceur quelques-uns de ses plus beaux titres.

C’était il y a dix ans, ou presque. Le vivier indie bouillonnant du Brooklyn des années 2000 finissantes avait alors déjà enfanté de ses formations les plus en vue telles que Grizzly Bear, Yeasayer, et autre Vampire Weekend. C’est pourtant à l’aube de cette dernière décennie que les Beach Fossils voyaient encore le jour, un quatuor emmené par son talentueux leader Dustin Payseur et qui offrait une variation lo-fi rafraichissante à une pop alternative qui commençait déjà à tourner en rond. 

Trois albums ont marqué la carrière de ce groupe encore jeune dont le dernier d’entre eux, le baroque Somersault, ouvrait il y a quatre ans leur esthétique à des instrumentations nouvelles tissées de piano, de flûte, et de saxophone. Un virage délicat mais réussi, et sur lequel s’appuie aujourd’hui Beach Fossils pour proposer un nouveau disque qui fait la part belle à ses plus anciennes inspirations. C’est bien la note bleue qui forme ainsi le fil rouge de cet Other Side of Life attendu le 19 novembre prochain, un album où une forme d’introspection musicale amène à une relecture jazz de quelques-uns des plus beaux titres du groupe new-yorkais.

Parmi ceux-là, une reprise déjà dévoilée du fringant This Year (extrait de Somersault) où Payseur troque sa guitare pour un piano nostalgique du plus bel effet avec l’aide de son batteur Tommy Gardner. Sur ce titre, comme sur le plus mélancolique Sleep Apnea, la griffe atmosphérique d’origine du groupe marquée d’échos et de réverbe se conjugue à la douceur inédite des cordes et des cuivres. Un jubilé inattendu mais séduisant, qui invite à ralentir jusqu’à atteindre la rêverie. Bonne ballade.