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L'album "Spiritual Vegas" de Paint en écoute

Publié lepar FIP.fr
Pedrum Siadatian alias Paint / Photo Lauren Ward
Pedrum Siadatian alias Paint / Photo Lauren Ward

Le songwriter et guitariste du groupe californien Allah-Las, Pedrum Siadatian, signe un deuxième album solo d'indie pop psychée aux influences diverses à écouter en avant-première.

Quand il ne perpétue pas l'esprit californien des 60's avec son quatuor psyché de surf music Allah-Las, le chanteur et guitariste Pedrum Siadatian s'illustre dans des aventures parallèles sous le nom de Paint. Deux ans après un excellent premier album sans nom, le Californien sort le long-format Spiritual Vegas sur le label Mexican Summer. Un album aux couleurs musicales multiples en forme de chronique sous acide de notre société en manque de spiritualité. Il est à écouter en intégralité ici :

Le titre Spiritual Vegas a été inspiré par une visite à Bali en Indonésie, où Pedrum a été frappé par la quantité de touristes à la recherche soit de l’illumination Instagram, soit de la débauche à la Vegas. C'est ce monde où règnent le consumérisme et la philosophie de fortune que Paint chante avec ses chroniques sous acides dans une pop sunshine et psyché trouvant ses origines autant dans la richesse stylistique des sixties que dans l’art rock des années 80 / 90. Sur le titre Land Man, l'artiste se joue ainsi des clichés du californien surfeur en chantant "Je n'ai pas besoin de surf, je n'ai pas besoin de sable" sur une ligne de marimba tropicale désarticulée.

Pedrum Siadatian (Paint) / Photo Tom Porter
Pedrum Siadatian (Paint) / Photo Tom Porter

Pour l'artiste l’éveil des consciences se fait sous plusieurs formes, et comme le chantonne Pedrum sur le titre qui ouvre l’album Strange World, "le moment où vous trouvez que le rire est la clé, le plus tôt vous serez libre", une philosophie de fortune cookie appropriée pour le "Land Man".

Pour cette nouvelle aventure psyché, Pedrum Siadatan a retrouvé en studio le producteur Frank Maston et les musiciens Jackson Macintosh (TOPS, Sheer Agony) à la basse et guitare, Nick Murray (White Fence, Oh Sees) à la batterie ainsi que ses complices d'Allah-Las le bassiste Spencer Dunham et le percussionniste Matt Correia. Le groupe multiplie les voyages stylistiques comme sur le titre Ta Fardah (qui signifie "jusqu’à demain") un mélodrame funk perse des 70’s et un clin d’œil aux origines iraniennes de Pedrum. Un voyage pop psyché et hors du temps avec des orchestrations luxuriantes et parfaitement ciselées.