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"Rivers from Ogun" l’énergisant voyage sans frontières de Ticora

Publié lepar Catherine Carette
Ticora - Photo de Li Weingerl
Ticora - Photo de Li Weingerl

Du maloya à l'afrobeat en passant par la biguine, le jazz, le highlife et la juju music, le groupe franco-suisse dévoile "Soledad" et "Massalé", les premiers singles de son album onirique et métissé attendu le 14 janvier 2022.

Composé de musiciens reconnus dans l'afrobeat, le jazz et le maloya autour des musiques afro descendantes, les membres de Ticora se sont plongés dans l'histoire des rythmes et des grands genres musicaux du continent africain. Sur leur premier album Rivers from Ogun dont la sortie prévue le 26 novembre 2021 est finalement repoussée, ils proposent un projet fusionnant les genres avec une passion et une pêche qui marquent d'emblée les oreilles curieuses. En avant-première voici Soledad qui marie l’afrobeat au highlife, au jazz et au maloya : 

Ticora est né de la rencontre entre l'organiste de jazz Cédric Schaerer (Organic Flowers) et Hadrien Santos Da Silva, expert en musiques traditionnelles du monde (Kumbia Boruka, Ti’kaniki, René Lacaille, Suissa ...). Ayant parcouru le vieux continent avec (respectivement) la chanteuse et danseuse guinéenne Macilé Sylla et le groupe de Nu Cumbia Kumbia Boruka, ils se croisent à Zurich en 2016. Le duo convoque le saxophoniste ténor Arthur Donnot, du quartet de jazz suisse Kuma et le guitariste improvisateur Erwan Valazza, par ailleurs passionné par les musiques électroniques et l'esthétique minimaliste (Mohs). Riche de toutes ces influences, le quartet nous embarque dans un voyage aux couleurs de la musique africaine des années 1960-1970 et de l'Atlantique Noir avec une approche contemporaine. Le titre Massalé évoquant l'épice originaire de l’ile de la Réunion est une ode à la spiritualité des indiens tamouls vivants sur l'île, les malbars. 

Interpellés par la montée des nationalismes et de toutes les violences et les injustices qui mettent à mal notre monde en plein bouleversement, les musiciens de Ticora invoquent l’orisha Ogun, divinité de la religion yoruba, pour combattre les idées nauséabondes. Elle constitue le fil rouge de ce Rivers from Ogun qui rappelle les répertoires de Coupé Cloué, Pat Thomas, l’Africa 70 de Fela Kuti ou encore The Funkees. On ira aussi du côté des Caraïbes flirter avec la biguine ou le kompa, et on finira sur hymne au courage des réfugiés.