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"Let The Light In" la pop baroque lumineuse de Shama Rahman

Publié lepar FIP.fr
Shama Rahman @ Babel Sound
Shama Rahman @ Babel Sound

Sur son troisième album la multi-instrumentiste et chanteuse poursuit sa quête poétique d'un son universel en mêlant son sitar bangladais aux productions urbaines, aux improvisations jazz et aux folklores de la planète.

Issue d'une famille originaire du Bangladesh, Shama Rahman est née aux Émirats Arabes Unis et vit actuellement en Angleterre. Compositrice, multi-instrumentiste, actrice et chanteuse l'artiste a également un doctorat en neurosciences pour lequel elle a étudié la créativité musicale. Un multiculturalisme et un domaine d'étude qui l'ont guidés vers ses voyages musicaux, commencés en 2006, en explorant plusieurs genres tels que le live électro, le groove et jazz, le psyché et la folk, les rythmes urbains et la world, ainsi que les mélodies classiques indiennes et occidentales, en utilisant aussi bien sa voix et le spoken word que différents instruments, technologies et autres techniques diverses. Après Fable: Time en 2013 et Truth BeTold en 2018, Shama Rahman nous invite une nouvelle fois dans ce qu'elle appelle sa "pop baroque" sur l'album Let The Light In sur NarRator Records.

Sur cet album, Shama Rahman est accompagnée de deux amis: Djordje Mijuskovic, violoniste (également membre du groupe serbe Naked), et le bassiste funk espagnol Daniel Abad, qu'elle a rencontré en Hongrie au Babel Sound Balaton World Music Festival et Artist Residency. Comme dans ses œuvres précédentes, le croisement des cultures est l'essence des huit chansons qui composent l'album dont le fil conducteur est le passage de l'obscurité à la lumière. Elle sort le Sitar de son contexte traditionnel dans une brillante exploration contemporaine, réarrange Shundhor une chanson folklorique régionale mystérieuse du Bangladesh chantée dans le dialecte de la région, évoque le thème de l'identité, de l'exil, des fissures d'où jaillit parfois l'illumination.

Mon expérience au piano était classique. Donc, évidemment, dans une grande partie de mes compositions, n'apparaissaient que des accords, mouvements et transitions classiques. Et Djordje appréciait vraiment cela, ayant été formé au violon classique lui-même. Daniel, quant à lui, a apporté ce rythme funky groovant vraiment cool. Nous avons, en fait, créé un nouveau genre.

Plus tard, trois collaborateurs se sont joints au trio Shama and Friends sur l'album : Laci Szlama, maître du koboz (instrument traditionnel hongrois), la chanteuse Maria Keck et Véronique Delmelle au saxophone.