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Le groove infernal d’Ibibio Sound Machine

Publié lepar Ghislain Chantepie
Eno Williams, arme secrète du Ibibio Sound Machine | Merge
Eno Williams, arme secrète du Ibibio Sound Machine | Merge ©Autre

Le collectif afro-disco garde le rythme avec un nouvel album furibard attendu au printemps.

Hiver 2016, alors que froid devenait mordant, une petite bombe surgissait avant Noël comme pour réchauffer des paires d’oreilles endolories. Trois ans après avoir été flairés par les diggers du label Soundway, le collectif londonien Ibibio Sound Machine poussait alors les murs de l’Internet avec un disque de funk futuriste, gonflé aux synthés et emmené par la voix puissante de l’Anglo-nigériane Eno Williams.

Depuis lors, cet octet réjouissant a brassé son cocktail de highlife et d’électro sur nombre de scènes où son ambition dancefloor a pu s’accomplir au point de marquer les esprits. Lancés sur leur succès, les 8 d’Ibibio rempilent aujourd’hui avec Doko Mien, un troisième album attendu au printemps chez Merge et qui pourrait couronner leur promesse d’un groove imparable. En témoigne ce Tell Me mis en ligne cette semaine, un nouvel extrait qui aspire au tube et qui voyage aux confins du post-punk le plus trépidant qui soit, évoquant parfois le meilleur des compilations Disco Not Disco du label Strut.

Inspiré par l’exposition récente dédiée au peintre américain, le titre Basquiat se fait quant à lui plus jazzy, offrant des reflets cuivrés à une ligne de basse obsédante digne du trio ESG. Mais là encore, plutôt qu’une redite même soignée, c’est la fusion impeccable de ces ingrédients d’un autre siècle avec l’énergie d’aujourd’hui, chantée avec force en Ibibio, qui offre aux nouvelles compositions du collectif son punch vivifiant. A voir en live !