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Le chiffre magique de Nicolá Cruz

Publié lepar Ghislain Chantepie
Nicolá Cruz, enfant des étoiles ? | Matt Wheeler (Kartel)
Nicolá Cruz, enfant des étoiles ? | Matt Wheeler (Kartel) ©Autre

Le producteur franco-équatorien annonce son second album avec l’hypnotique "Siete", un nouveau titre plein de sitar et de fractales.

Parcourir l’espace. Bousculer le temps. Le credo de Nicolá Cruz ne semble pas avoir varié depuis la sortie en 2015 de son premier album Prender el Alma. Avec ce disque en forme de syncrétisme, le producteur mêlait avec talent l’influence pré-colombienne et les productions électroniques les plus contemporaines. Un mariage encore rare à l’époque, et qui a depuis ouvert la voie à une flopée de disciples dont quelques-uns, assez talentueux, revendiquent d’ailleurs l’influence du Franco-équatorien.

L’annonce d’une suite à Prender el Alma  en janvier prochain est donc aujourd’hui accueillie avec bienveillance. D’autant qu’elle s’accompagne d’un premier titre qui nous replonge instantanément dans l’atmosphère indéchiffrable de la cosmologie andine. Car c’est bien dans la conscience et la dualité des traditions indigènes que Nicolá Cruz puise l’ésotérisme qui fait le sel de ses productions. Fasciné par les rituels de ses ancêtres, ce percussionniste de formation a cette fois-ci plongé dans les méandres de la numérologie pour composer Siete, le premier extrait de son nouvel album.

7 ou le chiffre magique par excellence, celui de la sagesse et de la chance. Mais 7 aussi comme la date où Nicolá Cruz a vu le jour, et qu’il a voulu décomposer ici dans une représentation musicale de près de 6 minutes où se croisent la flûte indienne et les peaux les plus traditionnelles. Vedette de cette nouvelle rencontre, le Sitar mène la danse dans ce morceau comme un invité de marque, voyageur lointain venu d’un autre continent mais auquel l’on reconnaît ici une parenté indéfinissable, comme au-delà du temps.

*"Siku", nouvel album de *Nicolá * Cruz, est attendu le 25 janvier prochain sur le label ZZK.*