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"Exotic Potpourri", la compile du bonheur

Publié lepar Claire Le Gac
 Artwork de Antoine Gadiou
Artwork de Antoine Gadiou ©Radio France

Dix groupes français se réunissent pour sortir un disque aux vibes solaires, disponible en écoute intégrale.

Comme un petit coup d'énergie vitaminée à l’écoute de cette superbe production de la maison Maaula Records  qui présente Exotic Potpourri__,*  le deuxième volume de la série Maaula-O-Rama  qui a commencé en juillet dernier avecExotic Viennoiseries.*  Ce melting pot aux senteurs dépaysantes a été créé avec un ensemble de formations musicales provenant de tout l'Hexagone. Elles jouent toutes dans un style avec lequel elles n’ont à priori aucun lien, dans le sens ou aucun de leurs membres ne sont natifs des contrées musicales explorées, mais qu'à cela ne tienne, la musique est sans frontières. Ce disque, disponible à prix libre, reflète alors les milles couleurs d’une global-music allant du contient sud-américain, aux pays sub-sahariens jusqu’en Asie mineure.

Représentés sur ce volume, le quatuor nantais Orchestre Chaton  qui offre un chorro brésilien en version électronique et psyché sur Não Me Toque, le Bim Bam Orchestra, un collectif de 15 musiciens qui compose, écrit, interprète au gré de l'humeur générale teintée de hip-hop, reggae, rythmes caribéens, jazz, sur le morceau Rise. Les Lyonnais de Supergombo, enfants du métissage et combo afro-funk ont eux choisi de partir sur un afrobeat aux allures de western avec Marquis Warren.

Quant au duo atypique de chanson onirique et poétique Sages Comme Des Sauvages, ils ont carrément inventé leur propre créole. Mais on trouve aussi sur ce disque la country old-time des girls de The Cuckoo Sisters  ou le Commandant Coustou, encore un lyonnais, qui livre une belle interprétation du haïtien Ti Paris. Sur Makina, on retrouve Electric Vocuhila, une formation de freejazz qui nous fait danser sur un tsapiky malgache alors que l’Amérique du Sud est représentée par les Hijas De, et plus au nord Jim Murple Memorial  qui s’affranchit du rocksteady jamaïcain pour aller regarder du côté de Trinidade et Tobago.

Enfin, Steve Morel  passionné par la Mongolie, clôture le bal par une belle performance de morin khuur, un instrument à cordes traditionnel mongol. Une belle palette d’artistes et des sonorités chatoyantes qui raviront les premiers effleurements printaniers. A découvrir les yeux fermés !