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"No God, no masta", l'appel irrésistible de Sir Jean et NMB Afrobeat Expérience

Publié lepar Catherine Carette
NMB et Sir Jean - Photo de Nicolas Dartiailh
NMB et Sir Jean - Photo de Nicolas Dartiailh

Le charismatique chanteur sénégalais et le brass band Rhône-alpin dévoilent un titre ultra dansant de leur album engagé "Silver & gold".

Dans leur précédent album, Permanent War, Sir Jean ( ex membre du Peuple de l'Herbe, de Meï Teï Shô ou encore de Zenzile) et le très cuivré NMB Afrobeat Experience dénonçaient déjà la guerre qui sévit au nom de l’or et de l’argent. Avec leur nouvel opus Silver & gold porté par le label 440, la résistance est toujours de mise. En wolof, en anglais ou en français, elle passe par le corps, comme en témoigne le titre No God, no masta ( Ni dieu ni maître ) qui défend les valeurs libertaires et humaines, à découvrir en avant-première : 

Pour Sir Jean ( fan de Bob Marley ou de Jacob Miller, de James Brown ou encore de Fela Kuti qui fit de sa vie un combat) et pour ses excellents comparses du NMB Afrobeat Experience, passionnés de musique afro-américaine, il n'y a pas de barrière entre les musiques. A la croisée du funk, de la musique traditionnelle, du rock et du jazz, la leur, enregistrée en analogique dans le studio Supadope, groove comme jamais et nous porte vers l'espérance tout en conviant la magie des chaudes ambiances des années 70 à Dakar ou à Lagos. 

NMB Afrobeat Experience et Sir Jean - Photo de L'Oeil de Paco
NMB Afrobeat Experience et Sir Jean - Photo de L'Oeil de Paco

Le sorcier à la voix profonde a débuté sa carrière dans l'underground lyonnaise du bouillonnant quartier des pentes de la Croix-Rousse. En colocation avec le clavier de High Tone, il enregistrait des voix pour EZ3kiel et frayait assidûment avec le label indépendant Jarring Effects. Sir Jean ne pensait pas un jour faire de l'afrobeat avec des Blancs mais leur passion commune pour la musique, la fraternité ambiante et leur engagement citoyen ont tissé un lien en or. Ensemble ils font jubiler les adeptes du dancefloor au son des grands orchestres africains qui portaient l’esprit de résistance sur scène.