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"Black Woman" le nouveau trésor highlife de Gyedu-Blay Ambolley

Publié lepar Guillaume Schnee
Gyedu-Blay Ambolley / Agogo Records
Gyedu-Blay Ambolley / Agogo Records

Le vétéran ghanéen poursuit son aventure highlife commencée il y a 50 ans sur son 31ème album "11th Street, Sekondi".

Héros du highlife ghanéen avec Sammy Lartey, Pat Thomas et Ebo Taylor, son mentor, le chanteur et multi-instrumentiste Gyedu-Blay Ambolley continue, à 72 ans, de propager son highlife militant et festif. Né dans la ville portuaire de Sekondi-Takoradi, une région appelée Ketan à l’ouest du Ghana, l'artiste célébrait déjà ses racines sur l'album Ketan sorti en 2017 sur Agogo Records. Toujours accompagné du Sekondi Band, le saxophoniste perpétue à nouveau son héritage avec 11th Street, Sekondi, adresse de la maison de son enfance. Avant la sortie de ce 32ème album, le 22 novembre sur le label allemand, Gyedu-Blay Ambolley dévoile le titre Black Woman, nouvelle pépite de ce highlife dansant sans cesse réinventé sur lequel chaloupe sa voix de baryton.

A l'origine, le Highlife a débuté en Sierra Leone et au Libéria puis s’est installé au Ghana dans les années 1940, rassemblant des musiciens qui en avaient assez des partis de foxtrot et de quickstep organisés à l’origine par les colons anglais. Dans les années 60 le highlife intègre le jazz et l'afro-funk et connait le succès avec une vague de hits socialement plus conscients et plus dansant. Gyedu-Blay Ambolley a été un des précurseurs du highlife moderne en le métissant au groove, au jazz, reggae, calypso, soca, cumbia ou à la pop. Il a fait ses débuts en tant que chanteur a quinze ans et a joué dans une multitude de groupes comme le Sextet de Tricky Johnson d'ET Mensah, Sammey Lartey Railways, Stargazers ou le Uhuru Dance Band.

Gyedu-Blay Ambolley / DR
Gyedu-Blay Ambolley / DR

Gyedu-Blay Ambolley marque l'histoire de la musique africaine en 1973 avec son premier album solo Simigwa. Avec son phrasé parlé en langue fanti, assimilable au spoken word américain, l'artiste s'impose comme le père de l’afro-rap ou du hiplife, mêlant rap et highlife. Avec ses textes engagés, souvent déclamés avec dérision, son sens du groove et ses expériences musicales, le saxophoniste ténor s'est vite imposé comme un artiste majeur du continent et a partagé la scène aux côtés d'artistes comme Miriam Makeba, Fela Kuti, George Howard, Angela Bofill, Norman Connors, Manu Dibango…