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« Antelias », la transe libanaise de Ko Shin Moon

Publié lepar Ghislain Chantepie
Axel Moon + Niko Shin = Ko Shin Moon | Julia Grandperret
Axel Moon + Niko Shin = Ko Shin Moon | Julia Grandperret

Le tandem parisien dévoile une rêverie de folk bionique en forme d’hommage au maestro Elias Rahbani.

Le confinement n’y changera rien. Dans leur quête obsédante pour faire muter le patrimoine ancestral des musiques orientales, le duo Ko Shin Moon n’a toujours pas cédé aux frontières fermées et aux sorties abandonnées. Au contraire, pourrait-on dire, puisque Axel Moon et Niko Shin entendent aujourd’hui poursuivre sur la belle lancée voyageuse de leur troisième album Leïla Nova publié en janvier dernier. Un ping-pong entre évasion psychotrope et intention dancefloor, et qui confirmait l’approche franchement sensorielle des deux Français passés maîtres en fantasmes musicaux d’un Levant XXL.

Du Levant, il en sera encore question en cette fin d'année avec la nouvelle série de courts-formats annoncée par Ko Shin Moon. Baptisée Miniature, cette collection de quatre EPs se veut ainsi un hommage « aux cultures folk et pop du Maghreb à l’Inde » au travers de zooms sur différentes aires culturelles d'après le groupe. Elle devrait, en tous cas, de nouveau faire la part belle à l’attirail impressionnant du tandem, qui puise de longue date dans sa collection de claviers autant que dans l’immensité du parc instrumental indo-européen. 

Preuve en est avec ce nouvel Antelias, premier extrait dévoilé de leur nouveau projet et qui prend forme dans un duel improbable entre Moog et buzuk, ce luth libanais à la croisée du saz et du bouzouki. Hommage assumé au maestro Elias Rahbani qui écrivit en son studio certaines des plus belles pages de la chanson libanaise, cette nouvelle transe est une rêverie de folk bionique au psychédélisme on ne peut plus assumé. N'oubliez pas votre passeport.