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Femi Kuti et son fils Made réunis dans le coffret "Legacy +"

Publié lepar Guillaume Schnee
Made & Femi Kuti © Optimus Danny
Made & Femi Kuti © Optimus Danny

Les héritiers de Fela Kuti dévoilent chacun un extrait de leurs albums respectifs "Stop The Hate" et "For(e)ward" attendus en février.

Depuis qu'il a quitté le groupe de son père Fela dans les années 80, Femi Kuti n'a eu de cesse de perpétuer l'héritage afrobeat en proposant une version contemporaine de cette musique de combat contre les injustices sociales et la corruption politique endémiques au Nigeria. Une lutte en musique que son fils Made vient à son tour enrichir en explorant les possibilités infinies de cette fusion transcendantale de Highlife, de groove et de jazz. C'est sur le label Partisan Records, qui exploite le catalogue de Fela, que les deux artistes sortiront leurs albums respectifs, Stop The Hate et For(e)ward, réunis dans un coffret justement intitulé Legacy +.

Avec son groupe Positive Force, fondé en 1986, l'ainé de la fratrie s'apprête à sortir son onzième album Stop The Hate, deux ans après One People One World. Entre images de concert au New Afrika Shrine et scènes de vie à Lagos, le clip du premier titre Pà Pá Pà, réalisé par Adasa Cookey, illustre la volonté de Femi Kuti d'exhorter les Nigérians à s’insurger contre la malhonnêteté des politiciens locaux dans un tourbillon rythmique dansant.

Made Kuti a grandi à Lagos au New Afrika Shrine, étudié la musique au Trinity College de Londres comme son grand-père Fela et joue depuis plusieurs années avec le Positive Force, l'orchestre de son père Femi. Proche des créateurs de la jeune scène jazz anglaise dont Kokorroko ou Ezra Collective, Made Kuti s'est forgé son propre discours musical et dévoile ses talents de musicien en jouant tous les instruments de son premier album For(e)ward. Après Free Your Mind, il en dévoile le deuxième titre Your Enemy, un appel poignant à la justice.

"Cette expérience est l’une des plus fortes et enrichissantes que j’ai connues jusqu’ici, à la fois musicalement et philosophiquement. J’ai énormément appris auprès de mon père , sur les plans politique, social, philosophique et musical et je sais que ce n’est que le début d’une nouvelle aventure commune" déclare Made Kuti. Comme son père, il a participé aux manifestations contre les violences policières au Nigeria qui ont mené à la dissolution de la SARS (Special Anti-Robbery Squad), unité spécialisée de la police accusée d’arrestations arbitraires, de torture et même d’assassinats extrajudiciaires.