Menu
Écouter le direct

“Sad But True”, la reprise magique de Metallica par St. Vincent

Publié lepar Ghislain Chantepie
St. Vincent sur scène en août 2015 à San Francisco. (FilmMagic)
St. Vincent sur scène en août 2015 à San Francisco. (FilmMagic) ©Getty

La rockeuse américaine offre une relecture industrielle et futuriste à "The Metallica Blacklist", une compilation anthologique célébrant les 30 ans du "Black Album".

C’est un anniversaire en grande pompe qui attend à la rentrée le plus grand disque de Metallica. Publié au creux de l’été 1991, le cinquième album studio des Californiens avait alors propulsé la bande de James Hetfield et de Lars Ulrich dans la légende du heavy metal, popularisant leur signature dans le monde entier et s’écoulant jusqu’à aujourd’hui à plusieurs dizaines de millions d’exemplaires. Et tandis que le groupe s’était fendu d’une tournée mondiale dédiée pour célébrer le 20ème anniversaire du disque, c’est au travers d’une compilation anthologique de plus de 50 reprises que Metallica entend fêter cet été les trois décennies de son disque culte.

Mais ne vous y trompez pas, cette Metallica Blacklist attendue le 10 septembre prochain est bien plus qu’un hommage lointain au quatuor californien. Cette véritable somme entend démontrer l’influence encore bien vivace du Black Album sur la scène metal d’aujourd’hui et bien au-delà. En témoigne l’immense diversité des artistes invités à revisiter l’un des 12 titres du disque, avec un premier extrait dévoilé la semaine passée réunissant Miley Cyrus, Elton John, ou encore Chad Smith sur une nouvelle version de Nothing Else Matters où s’invite tout de même le bassiste du groupe Robert Trujillo. 

Aujourd’hui, c’est l’extravagante St. Vincent qui se plie à l’exercice en dévoilant une reprise magique d’un autre hit du disque, l’électrique Sad But True. Mais si l’on retrouve aisément la batterie imposante du titre original dans cette nouvelle version, la rockeuse américaine lui offre cette fois-ci une métamorphose aussi industrielle que futuriste. Une mutation technologique et vénéneuse tout à la fois, et portée par sa voix décidément à l’aise dans tous les registres. La claque.