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Les sept jours de Ludovico Einaudi

Publié lepar Ghislain Chantepie
Ludovico Einaudi au studio 104 | RF / Abramowitz
Ludovico Einaudi au studio 104 | RF / Abramowitz ©Radio France

Le compositeur italien a mis en ligne le premier extrait d’une fresque de 7 albums inspirés des forces de la nature.

Le chemin qu’a pris Ludovico Einaudi en faveur de la planète semble désormais sans retour. Publié en 2016, son treizième long-format Elements ne parlait que de ça, une collection de mélodies atmosphériques magnifiées par une vidéo saisissante le montrant jouer sur la banquise une ode boréale.

Mais pour ce maitre de la musique minimaliste, la nature ne constitue plus seulement un engagement personnel auquel il dédierait un disque. Elle est devenue, au fil du temps, une source d’inspiration majeure de son travail de composition. Et c’est tout le sens de l’imposant projet dont il vient de dévoiler les contours il y a quelques jours, une fresque de sept nouveaux albums pour la seule année 2019 et dont le premier épisode Day One est attendu à la mi-mars.

De cette somme intitulée 7 Days Walking, Ludovico Einaudi dit avoir trouvé l’inspiration dans les longues marches hivernales qu’il effectuait l’an dernier dans les montagnes de son Piémont natal. Paysages glacés, nature ensommeillée à la rudesse vivifiante, ces excursions répétées ont conduit l’Italien à transposer au piano l’expérience d’un voyage sans fin, d’un itinéraire maintes fois parcouru et qui pourtant révèle à chaque fois de nouvelles nuances.

Pour parachever sa quête du détail dimensionnel au cœur des variations de 7 Days Walking, Einaudi invite sur ce projet violon et violoncelle, aux mains de son compatriote Federico Mecozzi et du virtuose albanais Redi Hasa. Premier extrait dévoilé, Cold Wind Var.1 arbore ainsi la grâce mélancolique dont Einaudi est coutumier, un parcours méditatif auquel la tension des cordes offre des reflets fiévreux.