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Carmen Souza rend un hommage vibrant à Horace Silver

Publié lepar Catherine Carette
Carmen Souza - Photo de Patricia Pascal
Carmen Souza - Photo de Patricia Pascal

Avec son album, joyeux et sensuel, "The Silver Messengers", dans les bacs le 24 janvier, la chanteuse capverdienne célèbre la vie.

Riche de son héritage africain, l'auteure-compositrice-interprète-guitariste et pianiste Carmen Souza mêle son approche jazz aux sonorités du Cap-Vert. Du scat au chant susurré ou plein d'allégresse, elle cultive la nuance, s'approprie la saudade pour y glisser des couleurs contemporaines et construit un jazz du monde avec la complicité de son fidèle acolyte Theo Pascal, bassiste, compositeur et arrangeur. Ensemble ils apportent un nouvel éclat à l'univers du pianiste emblématique et pionnier du hard-bop.  

"En grandissant, j'écoutais beaucoup les disques de mon père, qui étaient principalement de la musique instrumentale du Cap-Vert, parce qu'il était aussi guitariste. Quand j'ai écouté Horace Silver pour la première fois, j'entendais la même vibration, le même swing, la même intention, la même harmonie et mélodie, des mouvements familiers, des cadences, des changements d'accords, je pouvais entendre le son de mon enfance, mais avec une texture et un parfum différents, c'est--dire du jazz".

D'origine Capverdienne, Carmen Souza est née en 1981 à Lisbonne. Elle commence à chanter à l'âge de 17 ans dans une chorale Gospel puis participe à des projets soul, funk, jazz, musique du monde. Après le succès de Kachupada en 2012 qui l'a révélée au public français, elle sortait un Live at Lagny Jazz Festival en 2014 et dévoilait Epistola, un album de jazz organique inspiré par les musiques de Charles Mingus, Thelonious Monk, McCoy Tyner, Fela Kuti, Carlos Paredes, Hermeto Pascoal, Ornette Coleman ou encore John Coltrane.

Pour ce neuvième opus enregistré entre Lisbonne et Londres et sorti sur le label Galileo, Carmen Souza nous balade de l'ombre à la lumière avec sa voix profonde, voilée, terreuse, agile et sensuelle, un tantinet espiègle. Accompagnée par Theo Pascal à la basse, Elias Kacomanolis aux percussions et Benjamin au piano, elle chante en anglais et en créole pour ce coup de chapeau à la vie et à son illustre compatriote qui nous quitté il y a cinq ans.    

Carmen Souza Band - Photo de Philippe Masson

« Honorer la musique et le compositeur, le goût, l'innovation et mettre en lumière son travail pour que sa musique continue à toucher d'autres personnes qui n'ont jamais été en contact avec elle... c’est avec cette vision que nous avons enregistré ces chansons. »

Carmen Souza est en concert le 26 février à Paris au Sunside.