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"When We Leave", l’envolée vers le ciel de Mathias Eick

Publié lepar Catherine Carette
Mathias Eick - Photo de Colin Eick
Mathias Eick - Photo de Colin Eick

Avec son cinquième album, le trompettiste norvégien nous plonge dans une oasis de douceur.

Sideman au sein de nombreuses formations norvégiennes, le multi-instrumentiste Mathias Eick a débuté une carrière en tant que leader en 2007. Fortement influencé par le jazz nord-américain, il intègre dans ses compositions des couleurs et textures de sa musique populaire natale. L'équipe de haute volée est la même que sur l’album précédent : Le violoniste Håkon Aase, une des grandes figures de l'improvisation, le pianiste Andras Ulvo, les batteurs Helge Andeas Norbakken et Torstein Lofthus, le bassiste Audun Erliern. En prime, sur quelques titres, les sonorités atmosphériques de la guitare Pedal Steel de Stian Carstensen pour prolonger la rêverie. L'album enregistré au Rainbow Studio d’Oslo en août 2020, est une évocation des grands espaces qui peuplent l'imaginaire de Mathias Eick :

Né en 1979 à Eidsfoss, Mathias Eick a grandi au sein d'une famille de musiciens. Il apprend le piano, la guitare, la contrebasse, le vibraphone et la trompette qui reste son instrument de prédilection. Après une formation dans les conservatoires de Drammen et de Trondheim, il joue dans le groupe de rock Turbonegro avant d’entrer dans le collectif électro-jazz Jaga Jazzist, qui, depuis plus de trente ans invente un univers sonore singulier et expérimental flirtant avec le jazz cosmique, l'électro, le post-rock et le trip-hop. Mathias Eick s'est aussi illustré aux côtés de Chick Corea, Pat Metheny, a tourné avec le groupe électro expérimental Ulver, un des plus aventureux de toute la scène métal norvégienne. On le voit aussi au sein de la formation de Jan Gunnar Hoff avec le guitariste Mike Stern et sur l'album Tarantella du contrebassiste Lars Danielsson.

Hébergé par le prestigieux label ECM, Mathias Eick a enregistré son premier album solo The Door en 2008, suivi de Skala, puis Midwest, un recueil de compositions originales enregistré avec le violoniste Gjermund Larsen et Ravenburg en 2018. Sur When we leave, il développe à nouveau quelques voltiges en connivence avec les envolées du violon et lance une passerelle sonore entre les paysages de l'Amérique et ceux de l'Europe du nord.