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Un nouveau clip réjouissant pour Théo Ceccaldi

Publié lepar Catherine Carette
Théo Ceccaldi, Valentin Ceccaldi et Guillaume Aknine - Photo de Sylvain Gripoix
Théo Ceccaldi, Valentin Ceccaldi et Guillaume Aknine - Photo de Sylvain Gripoix

Un extrait de l'opus rétro-futuriste du violoniste en trio autour de la figure de Django Reinhardt.

Théo Ceccaldi est un troubadour boulimique qui tient une place singulière dans le paysage musical. Adepte à l’accoutumée, des chemins escarpés d’un jazz périlleux et des musiques improvisées sans filets, cette fois il se lance sur les traces du père du jazz manouche. A l'évidence les deux musiciens ont en commun la fougue, la passion du jeu à l’extrême et un certain lyrisme. 

Au sein de son trio, tout aussi sophistiqué que délicieusement barré, il explore l'univers du maître avec autant de respect que d'impertinence, comme en témoigne le clip du titre Balancelle et chèvrefeuille, à découvrir ici en avant-première, qui mêle deux morceaux réarrangés : Honeysuckle Rose, une composition très célèbre du pianiste Fats Waller que Django a beaucoup jouée et Minor Swing que ce dernier a écrit avec le violoniste Stéphane Grapelli. Pour relier les deux, une composition aux résonances très actuelles, évoque la fluidité de l'eau et du temps qui s’écoule "à la coule" :

C'est une sorte de road trip, avec un côté un peu décalé et une idée assez simple finalement qui colle bien avec l’univers du disque,  entre tradition et notre vision actuelle de la chose.

La première résidence de travail de Théo Ceccaldi avec le violoncelliste Valentin Ceccaldi et le guitariste Guillaume Aknine s'est déroulée en Bretagne, entre costards et bouée canard, comme en atteste la pochette du disque. Pour cette première vidéo, les musiciens avaient envie de repartir sur une ambiance aquatique. Leur réalisateur favori Jean-Pascal Retel a imaginé ce périple bucolique en pédalo où les aventuriers partent sur une embarcation de fortune, sans trop savoir où ils vont ni pour combien de jours.  

On combine des gadgets un peu désuets, des objets de brocante bricolés, cet espèce de pédalo, un mini barbecue, des petits jeux d'échec... et aussi des trucs beaucoup plus modernes qui viennent s’entrechoquer quoi !

La nuit tombée l'équipée en dérive se concocte une petite veillée enjouée et fiévreuse à la tzigane. La partie de campagne se termine sous le RER. " La poésie du truc, précise Théo, c’est qu’ils se font tout un monde de pas grand-chose, à deux pas de Paris, quoi !"  

L'album Django alterne compositions originales et reprises influencées par le maître avec une virtuosité époustouflante qui nous tient en haleine et une imagination foisonnante qui nous propulse sur une autre planète. Le jeu puissant, lumineux et savant du trio sait tout autant exploser que murmurer. On y trouve toute la subtilité d'une formation de musique de chambre et le plaisir instinctif de l'improvisation jazz avec des solos électrisants soutenus par les rythmiques frénétiques et enivrantes de la musique manouche. C'est tout simplement jouissif !

L’album est comme ça : retour a un son identifié que l’on connait et ça part dans des sonorités plus futuristes, plus aériennes, plus aquatiques qui nous emmènent loin, loin de Django.   - Théo Ceccaldi

Django sort le 18 octobre sur le label Brouhaha.

En concert : 

14 novembre à Jazz Station - Bruxelles
15 novembre au Periscope – Lyon
16 novembre au Maquiz’art – Eymet
17 novembre au Cri Du Port – Marseille
19 novembre au Café de la Danse - Paris

Théo Ceccaldi Trio - Django - Photo de Jean-Pascal Retel
Théo Ceccaldi Trio - Django - Photo de Jean-Pascal Retel