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"Oriundo", le jazz énergique et raffiné de Simone Prattico

Publié lepar Catherine Carette
Simone Prattico - Photo de Tommaso Ausili
Simone Prattico - Photo de Tommaso Ausili

Le magnifique batteur et percussionniste italien dévoile le titre "Tanger" pour annoncer son nouvel album entre modernité, swing et mélodies populaires.

Né à Rome en 1970, Simone Prattico a formé son oreille avec les musiques de ses idoles Art Blakey et Max Roach et de ses groupes fétiches comme Weather Report et les artistes de la Motown. Il a notamment joué pour Hindi Zahra, Fredrika Stahl, Rick Margitza, Daniele Silvestri, Ibrahim Maalouf …et une multitude d’artistes de la pop. Depuis 2008 il fait partie intégrante de la musique de Piers Faccini. 

Sideman recherché et polyvalent, il est un habitué des scènes et des studios aux quatre coins du monde. De la pop au jazz en passant par la musique brésilienne, le rock, le funk ou la soul, il excelle dans tous les genres. Après Brooklyn Sessions, un premier album en 2016 en tant que leader, Simone Prattico sort Oriundo ( immigré d'origine italienne expatrié) qui fait la part belle à sa culture méditerranéenne et à l'empreinte de la musique afro-américaine avec des morceaux qui nous baladent des quartiers espagnols de Naples à Manhattan ou Brooklyn en passant par la ville blanche. En avant-première on plonge dans l'énergie de Tanger, une composition enlevée, aux rythmiques complexes et aux ambiances aériennes :  

Mis à part une reprise de Carmine Coppola, les compositions de l'album sont signées du batteur et du pianiste d'avant-garde Klaus Mueller, très actif sur la scène jazz new-yorkaise. Membre du Portinho Trio, il a notamment joué avec Ron Carter, Paquito D' Rivera ou encore Marcos Valle...  
Pour la section rythmique, Simone Prattico a choisi des acolytes de taille (en alternance) : le contrebassiste Edward Perez que l'on entend sur de nombreux enregistrements tels ceux du saxophoniste Mark Turner ou du guitariste Lionel Loueke et qui a partagé la scène avec Kenny Werner, Lee Konitz et tant d'autres. Actuellement il co-dirige le Terraza Big Band, formation new-yorkaise de haut calibre. L'autre contrebassiste du disque c'est Essiet Okon Essiet, l'un des musiciens les plus recherchés de la Grosse Pomme, qui faisait partie des Jazz Messengers d'Art Blakey et dirige aujourd'hui le groupe de jazz nigérian Ibo. 

Complétée par une section de cordes sur deux titres, la fine équipe retranscrit l'exploration et les émotions du voyage que promet Oriundo avec sa pochette créée par la peintre italienne, chorégraphe, scénographe Elvira de Luca (la mère de Simone Prattico,) figure de l’avant-garde Romaine des années 70. 

"Oriundo" parait sur le label Zamora le 12 novembre et le 22 octobre en digital.