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« Nikinakinu », le jazz plein d’écume de Greg Foat

Publié lepar Ghislain Chantepie
Greg Foat en son studio | Strut Records
Greg Foat en son studio | Strut Records

Le pianiste anglais dévoile un premier extrait haut en couleur de son prochain album « Symphonie Pacifique ».

En voilà une bonne nouvelle. Voir le gentleman Greg Foat rejoindre le label Strut pour son nouvel album est un alignement des planètes tout à fait emballant. Pour ce collectionneur de disques aussi bien fan de library music que de folk pointu, signer son nouveau projet chez cette petite maison londonienne spécialisée dans les compilations de pépites perdues a tout d’une trajectoire on ne peut plus contrôlée. 

Solide représentant d’une scène britannique qu’il écume depuis presque une quinzaine d’années, Greg Foat est un pianiste érudit et inventif qui a témoigné d’une belle ubiquité au fil de sa riche discographie. Ce natif de l’île de Wright n’a ainsi eu de cesse d’augmenter son jazz d’influences profondes, puisant aussi bien dans l’héritage de son ainé Gordon Beck que dans un groove cinématique qui vire parfois - comme sur son dernier disque The Mage - jusqu’à de belles échappées psychédéliques. 

Pour son nouvel album Symphonie Pacifique attendu en juillet prochain, Foat creuse donc encore un peu plus sa conviction d’un jazz libéré où l’orgue, la pedal steel et le vibraphone seront ici de la partie. Surtout, le pianiste a réuni à ses côtés un robuste trio composé du talentueux Phil Achille à la basse, d’Eric Young aux congas, et de l’étoile de la bouillonnante relève londonienne aux baguettes en la personne de Moses Boyd.

Premier extrait dévoilé cette semaine, Nikinakinu se fait d'ailleurs vite entêtant et donne le ton d’un disque plein de fraicheur, où les peaux et les cuivres regardent vers le ciel et où le groove, décidément, ne manque pas d'azur. Vivement la suite.