Menu
Écouter le direct

"Louise", le lumineux retour aux sources d’Émile Parisien

Publié lepar Catherine Carette
Emile Parisien
Emile Parisien

Avec son ambitieux sextet franco-américain, le saxophoniste expose son être profond dans un album attendu le 28 janvier.

Artiste de l'année aux Victoires du Jazz 2014, Émile Parisien s’est plongé dans l’apprentissage de la musique à l’âge de 8 ans. À onze ans, il entrait en cinquième dans la première classe du Collège de jazz de Marciac où des figures légendaires comme Oscar Peterson, Clark Terry, Bobby Hutcherson et Wynton Marsalis (parrain de Jazz in Marciac depuis 1995) animaient les cours d’été du festival. Il en a gardé le goût du modèle d'outre-Atlantique qui l'a tant inspiré et y revient.

Entouré de musiciens d'exception, le trompettiste Theo Croker, le guitariste Manu Codjia, le pianiste Roberto Negro, le contrebassiste Joe Martin et le batteur Nasheet Waits, il présente Louise, en hommage à Spider, une série de sculptures de Louise Bourgeois qui célèbre l’image maternelle.

En quelques années, Émile (originaire de Cahors), parisien depuis l'année 2000 et sideman recherché, est devenu une figure majeure du saxophone hexagonal. On aime Double Screeming, son premier et facétieux quartet en tant que leader avec le pianiste Julien Touery, le contrebassiste Ivan Gélugne et le batteur Sylvain Darrifourcq (remplacé aujourd'hui par Julien Loutelier), ses duos Abrazo avec l'accordéoniste Vincent Peirani et Métanuits avec le pianiste Roberto Negro, son quintet Sfumato avec notamment le pianiste Joachim Kühn et le clarinettiste Michel Portal… Ouvert à toutes sortes de musiques classique, rock, électro, jazz moderne, traditionnel et d'avant-garde et adepte de sensations nouvelles, le funambule signe ici son septième disque en leader ou co-leader sur le label ACT.

Il était temps pour moi de revenir à la source de l’amour que je porte à cette musique”

Comme toujours, il nous offre une musique généreuse, d'une grande vitalité, tantôt poétique, tantôt puissante et fougueuse, pour laquelle cette fois, il se met un peu plus retrait pour être le metteur en scène de cette fresque évoquant les sculptures existentialistes de Louise Bourgeois, pionnière dans l’art organique, qui tout comme lui, était à la fois ancrée dans une expérience personnelle singulière et ouverte sur l'histoire.

Louise, enregistré par Mathieu Pion au Studio Gil Evans de La Maison de la Culture d'Amiens, sort le 28 janvier chez ACT Music avec un concert le jour même à Sons D'Hiver au Kremlin-Bicêtre.