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Le “Mini Rose" de Chlorine Free pour un maxi groove

Publié lepar Catherine Carette
Chlorine Free / Photo Nash K
Chlorine Free / Photo Nash K

Avant la sortie de sa nouvelle bombe le 15 octobre, le collectif français dévoile le titre "Lafayette".

Très inspiré par le groupe légendaire de Herbie Hancock, The Headhunters, et comparé aussi au bolide de l'électro-jazz Tom Jenkinson, alias Squarepusher, ou encore à la formation mythique de rap A Tribe Called Quest, le collectif parisien Chlorine Free sort une nouvelle fois l’artillerie lourde. Un jazz-funk contemporain sans œillères qui mêle broken beat, hip-hop et électro au service d'un groove jubilatoire qu'il pratique cette fois sans invités : 

Après Start Fresh, Le Fish, Free Speech et Hip Hop Boutique (la compilation de l'ensemble de ces feats) et des collaborations réjouissantes avec des rappeurs comme Raashan Ahmad, Soweto Kinch, Racecar, Nya, Mobydick, Mike Ladd, Racecar ou encore Marc Nammour de La Canaille, le mini band sort l'album Mini Rose. Pour ce projet entièrement instrumental et musclé, c'est le bassiste, multi-instrumentiste et le pianiste, claviériste qui mènent la danse. Virgile Lorach (fan de Squarepusher ou de Dj Shadow ) vient de l'électro alors que Romain Clerc-Renaud arpente volontiers les terres du free jazz et du jazz expérimental. 

Ensemble ils ont construit le titre Lafayette à découvrir en avant-première. Un morceau atypique du disque, comme nous l'explique Virgile : "Il n'y a pas de mesures. Les changements d'accords tombent quand on les sent. C'est un débit de doubles croches et on se suit. Ensuite on ajouté le thème au Moog". C'est parti sur une rythmique électro, précise t-il, où il a échantillonné de tout petits sons de batterie avec un vieux séquenceur des années 90 qui servait à faire de la Jungle. Puis le batteur est venu jouer par-dessus. Le but étant de récréer avec les baguettes la même ambiance qu'à la machine, Virgile a mixé les deux sons de sorte qu'ils se confondent. On note au passage le beau solo de basse du monsieur qui nous fait volontiers penser (sur ce titre) à un certain Jaco Pastorius :   

Pour cet album Virgile Lorach et Romain Clerc-Renaud ont travaillé plus encore la matière sonore, l'alchimie basse-batterie et les parties de synthétiseurs. Une attention particulière est donnée à l’équilibre entre un travail léché de post-production et la spontanéité du live, toujours avec l'idée d'offrir une musique fédératrice qui s'émancipe du carcan de la musique de genre.

Mini Rose sort le 15 octobre sur le label Seventy Three