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Kokoroko célèbre la vie sur "Baba Ayoola"

Publié lepar Guillaume Schnee
KOKOROKO © Danny Kasirye
KOKOROKO © Danny Kasirye

Six mois après le single "Carry Me Home", le collectif jazz londonien dévoile une nouvelle perle afro-jazz mêlant rythmiques frénétiques et mélodies exaltantes.

Jeunes virtuoses de cette communauté jazz londonienne qui dynamite depuis plusieurs années déjà les codes du genre, les huit membres de Kokoroko n'ont, à ce jour, sorti que six titres studios en tant que formation. Ils participent chacun à l'élaboration de ce langage contemporain de la note bleue puisant leurs inspirations dans l'afrobeat, le highlife ou les pulsations urbaines du South London actuel. La trompettiste Sheila Maurice-Grey, la saxophoniste Cassie Kinoshi et la tromboniste Richie Seivwright dirigent ce collectif à géométrie variable qui présente aujourd'hui le titre Baba Ayoola, une nouvelle réjouissance afro-jazz qu'elles décrivent comme “une invitation à célébrer la vie” :

Découvert en 2018 grâce au succès planétaire du titre Abusey Junction paru sur la compilation We Out Here du label de Gilles Peterson Brownswood Records, Kokoroko poursuit depuis son aspiration à redonner au jazz sa mission première, et longtemps oubliée, faire danser. Sur le titre Baba Ayoola, le groupe installe son groove afro lumineux rythmé par le batteur Ayo Salawu, le percussionniste Onome Edgeworth et la basse mélodique de Duane Atherley avant que les claviers cosmiques de Yohan Kebede et la guitare enchanteresse de Toby Adenaike se joignent au trio de cuivres et aux harmonies vocales. Baba Ayoola est un hommage au grand-père de la saxophoniste Cassie Kinoshi.