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"Here Be Dragons" le nouveau conte jazz de Oded Tzur

Publié lepar FIP.fr
Oded Tzur / Photo Justin Bettman / ECM
Oded Tzur / Photo Justin Bettman / ECM

Le saxophoniste israélien revient en quartet avec son jazz narratif et atmosphérique inspiré par les ragas indiens qu'il déploie dans un discours jazz élégant.

Improvisateur et souffleur hors pair, le saxophoniste ténor fait le bonheur des clubs de New York où il vit désormais mais s'est bien à Tel Aviv, sa ville natale, qu'Oded Tzur a développé ses talents de conteur jazz et ce son novateur. Inspiré par le grand maître du bansuri Hariprasad Chaurasia dont il est l’élève assidu depuis 2007, Tzur est parvenu à maîtriser les subtilités de la musique classique indienne pour diffuser la fluidité narrative et le raffinement microtonal des ragas dans un contexte résolument jazz. Un art subtil qu'il modèle aujourd'hui pour le label ECM sur l'album Here Be Dragons, un nouveau voyage aux mélodies atmosphériques et aux rythmiques transcendantales

Le raga est un concept universel. J’entends ses connexions avec les prières des synagogues et les lamentations du blues, cette merveilleuse création, ainsi qu’avec toutes les musiques du monde.

Les traditions anciennes et modernes sont évoquées dans l'œuvre d'Oded Tzur, y compris les traditions de narration. Structurellement, chacune des compositions d'Oded Tzur sur l'album vise à développer un "raga miniature" sur une basse mouvante, en juxtaposant deux concepts musicaux. Oded : "le dialogue entre ces deux mondes nous emmène exactement là où l’évidence s’impose." 

Pour cette oeuvre au discours jazz novateur et onirique le saxophoniste s'appuie sur trois musiciens d'exception : Nitai Hershkovits au piano, Petros Klampanis à la contrebasse et Johnathan Blake à la batterie. Le quartet achève son voyage par une surprenante reprise de la chanson sentimentale Can't Help Falling In Love, une variation de la chanson française Plaisir d'amour popularisée par Elvis Presley.