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Exclu : "Maktoub" le jazz contemporain de Natacha Atlas

Publié lepar Guillaume Schnee
Natacha Atlas / Samir Bahrir
Natacha Atlas / Samir Bahrir

La chanteuse anglo-égyptienne continue ses explorations arabo-électroacoustique dans le langage jazz sur l'album "Strange Days" et dévoile un premier titre exaltant.

Depuis ses débuts avec Transglobal Underground en 1993, Natcha Atlas n'a eu de cesse de s'exprimer à travers une musique novatrice et métisse, créant un pont musical entre le Moyen-Orient et l'Europe. En 2015, la chanteuse belge d'origine anglo-égyptienne, se réinventait à nouveau et démontrait toute l'élégance et l'intensité de son chant sur son premier album jazz Myriad Road réalisé avec le trompettiste Ibrahim Maalouf. Une aventure dans le domaine du jazz qu'elle pousse plus loin sur Strange Days en s'associant au violoniste et compositeur Samy Bishai, déjà complice de la diva en 2013 sur l'album live Expressions.

Le lien est naturel pour les deux artistes, chacun est né d’un père égyptien et d’une mère britannique et tous deux sont attirés par l'idée de combiner les gammes et les textures arabes avec les changements et le langage harmonique du jazz. Le premier titre Maktoub ("ce qui est écrit") est l'illustration parfaite de cette fusion quand la voix sensuelle et grave de Natacha Atlas ondule sur des rythmiques contemporaines et Tsifteteli, des chorus de cuivres jazz ou arabisant, ou un ensemble de cordes portamento. 

Stange Days est un conte moderne remarquable de jazz oriental interprété par la pianiste AlcyonaMick, le bassiste Andy Hamill, les batteurs Laurie Lowe et Asaf Sirkis, le trompettiste Hayden Powell et le tromboniste Robinson Khoury. Outre les cordes et les percussions d'Oli Savill, qui sont au cœur de cette oeuvre, on retrouve des invités tels que Idris Rahman, le guitariste Paulo Vinícius, Joss Stone, Tanya Wells et Sofiane Saidi. L'album "Strange Days" sort le 20 septembre sur Whirlwind Recordings.

Le son évoque ici la nostalgie des enregistrements Blue Note des années 60, combiné à des sonorités arabes suaves, sophistiquées et contemporaines. Les bases de la musique jazz et de la musique arabe ont des similitudes qui sont souvent méconnues et inexplorées. Mon intention artistique est de traiter ces deux identités musicales comme des symboles de différence culturelle et de créer une oeuvre où elles se juxtaposent de manière à mettre en évidence l’accord harmonieux possible entre deux entités apparemment différentes. Natacha Atlas

Natacha Atlas est en concert le 1er octobre au Bal Blomet à Paris puis en tournée en France à partir du mois de décembre.