Menu
Écouter le direct

Exclu FIP : "Montevago" de Théo Ceccaldi et Roberto Negro

Publié lepar Catherine Carette

En avant-première, "Il était une fois, deux fois, trois fois", extrait des nouvelles extravagances poétiques du duo de choc.

Le 1er mars sort Montevago, l'opus surprise du violoniste Theo Ceccaldi et du pianiste Roberto Negro. Son nom est emprunté au palace majestueux et désuet perché sur les hauteurs de Palerme, qui fut le décor du clip de Danse de salon, le répertoire qu'ils étaient censés approfondir. Mais, un coup de baguette magique en a décidé autrement.

Ceccaldi - Negro - Montevago - Photo de Jean Pascal Retel
Ceccaldi - Negro - Montevago - Photo de Jean Pascal Retel ©Autre

Si le duo né il y a 5, 6 ans était tout d'abord improvisé, son répertoire initié il y environ deux ans avec Danse de Salon, mêlait musique de chambre et free jazz autour de vieux folklores détournés. Il a brusquement fait peau neuve. "Théo a insisté pour qu'on le remette lourdement en question. A la dernière minute. L'eau avait coulé sous les ponts et on a senti qu'on était ailleurs". Et Théo Ceccaldi de renchérir : "En parlant, on s'est vite rendu compte que Roberto était dans le même état d'esprit sauf qu'il analyse plus et que je suis un peu plus instinctif ". Leurs envies mises à plat, chacun compose de nouveaux morceaux dans l'urgence de l'été 2018, dans la poursuite de notre recherche respective sur le son et les timbres de nos instruments, précise le pianiste, alliant des formes courtes aux éléments simples, parfois tout en retenue, à des morceaux-fresque plus maximalistes".

Théo Ceccaldi et Roberto Negro - Montevago - Photo de Jean Pascal Retel
Théo Ceccaldi et Roberto Negro - Montevago - Photo de Jean Pascal Retel ©Autre

Leur nouveau projet Montevago, est un sacré pari. Certes, le temps a un peu manqué pour penser toutes les formes du nouveau répertoire, mais les quatre jours d'enregistrements, en quasi création spontanée, dans le cocon de l'auditorium de la Maison de la Musique de Nanterre, furent, on ne peut plus fructueux. Concentrés dans une bulle propice à l'inspiration, "on découvrait presque les morceaux, dixit Théo Ceccaldi, ce qui animait une fraîcheur et une hésitation assez gourmande car c'était ouvert à plein de possibilités ". En confiance totale entre les oreilles de l'ingénieur du son Mathieu Pion (compagnon de route fidèle), tout fut possible : la recherche d'un son naturel acoustique d'un duo piano/violon traditionnel avec des micros de proximité, des micros de salle et une belle réverbe et d'autre part, quelque-chose de plus produit et de plus frontal avec un son de piano préparé (conditionnant aussi le son du violon) et des micros de contact.

Théo Ceccaldi et Roberto Negro - Montevago - Photo de Jean Pascal Retel
Théo Ceccaldi et Roberto Negro - Montevago - Photo de Jean Pascal Retel ©Autre

Pour résumer les intentions du duo, d'après Théo Ceccaldi, le fil rouge de Montevago c'est : "Le son, la transe, les extensions/préparations respectives de nos différents instruments, de la douceur, de la profondeur, mais aussi du contraste, des surprises, du lyrisme, de la retenue oui , peut-être plus qu'à notre habitude". "Et un gros travail de montage derrière" ajoute Roberto Negro, " maintenant on va aller chercher dans le live. On va travailler le résultat du disque pour la scène".

Du haut de leur duo, aussi virtuoses que fantasques, frappant, frottant, caressant leurs cordes, convoquant l'inconnu et sculptant un univers sonore très léché, les fougueux frères de musique nous embarquent dans leurs brillantes et touchantes explosions lyriques. Chapeau bas messieurs !

Album Montevago en partenariat avec France Musique.

CONCERTS :

15/02 à la Scène Nationale d'Orléans

06/03 Le Mans, 05/04 Trélazé

10/04/ à l'Eglise Saint - Merri de Paris

11/04 à la Maison de la Musique et de la Danse de Valence