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"Carry Me Home" l'euphorie afrobeat de Kokoroko

Publié lepar Guillaume Schnee
Kokoroko / Photo Nina Manandhar
Kokoroko / Photo Nina Manandhar

Un an après son premier EP, le collectif afro-jazz londonien fait son retour avec un titre au groove sunshine boosté par un tourbillon rythmique afrobeat haletant.

Ils sont aujoud'hui neuf musiciens virtuoses, tous membres de cette véritable communauté jazz londonienne qui dynamite depuis plusieurs années déjà les codes du genre Après le succès planétaire du titre Abusey Junction paru sur la compilation We Out Here, les jeunes artistes de Kokoroko, menés par la trompettiste et compositrice Sheila Maurice-Grey, ont pris le temps de peaufiner sur scène leur fusion contemporaine et irrésistible de jazz progressif influencé par l'afrobeat de Fela Kuti, le highlife d'Ebo Taylor et les pulsations urbaines du South London actuel. Le collectif semble prêt à donner suite à son EP paru il y a un an et à présenter un album dont il dévoile premier titre Carry Me Home, un pur bijou d'euphorie afrobeat et de spiritual jazz sunshine.

Sur ce premier titre Carry Me Home, le groove est partout, lumineux avec sa basse funk, ses claviers cosmiques, ses mélodies, ses chœurs et ses cuivres de soul sunshine propulsés par un tourbillon rythmique afrobeat haletant et dansant.Avant la mélodie ou l’harmonie, il y a le rythme”, récite Sheila Maurice-Grey, leader du collectif qui en véritable architecte du groove a redonné au jazz sa fonction dansante. 

L'artiste fait aussi référence à celui qui a inspiré la musique de Kokoroko, le claviériste Bamidele Olatunbosun Sosimi alias Dele Sosimi, véritable maître afrobeat londonien qui a joué avec le mythique groupe Egypt 80 de Fela Anikulapo Kuti puis Positive Force du fils Femi Kuti. Un filiation qui sonne comme une évidence pour la formation dont le nom signifie "sois fort" en Yoruba (dialecte nigérian) et dont plusieurs membres sont d'origine nigériane. Carry Me Home a été écrit en hommage au cousin de Sheila Maurice-Grey, récemment décédé, et au grand-père du percussionniste Onome Edgeworth autre leader de Kokoroko. Le groupe revient en France en avril, en attendant voici un extrait de leur concert au dernier festival Jazz à la Villette :

Kokoroko est en concert :
le 3 avril au festival Jazz en Comminges à Saint-Gaudens
le 6 mai au Fuzz’yon à La Roche-sur-Yon