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"Awé!", une ode à la créolité du jazz de Samy Thiébault

Publié lepar Guillaume Schnee
Samy Thiébault / Photo Youri Lenquette
Samy Thiébault / Photo Youri Lenquette

Le saxophoniste présente le dernier volet de son triptyque caribéen, une œuvre splendide dont les orchestrations ambitieuses ont été enregistrées entre Miami et Paris.

Samy Thiébault est de ces grands musiciens aventuriers et nomades trouvant l'inspiration aux quatre coins du globe et perpétuant avec créativité les origines métisses du  jazz. Après avoir réinventé le répertoire du groupe The Doors sur l'album A Feast Of Friends puis avoir voyagé dans ses souvenirs africains et moyen-orientaux sur Rebirth, le saxophoniste ténor s'installait en 2019 à Miami pour une série de créations dédiées à la richesse et aux subtilités des musiques caribéennes et indiennes. Après Carribean Stories et Symphonic Tales, Samy Thiébault conclut sa trilogie avec l'album Awé! et déclare "J'ai pris des éléments divers musiques caribéennes, jazz moderne, classique, pour tenter un langage nouveau faisant écho à mon aspiration au vivre-ensemble face au système qui nous gouverne".

A propos du titre Baila, Samy Thiébault explique "Je l’ai écrit comme une bossa qui clame haut et fort sa créolité, convoquant tout aussi bien le Brésil que les rythmes cubains, la musique classique française ou encore ma passion pour le jazz modal et spirituel. En quelques minutes de musique vous avez toute l’histoire de notre aventure, à travers trois continents et des rencontres uniques, voici enfin venu le temps de la partager ensemble !"

Sur ce troisième volet le saxophoniste et ses musiciens issus de la scène cubano-new yorkaise sont rejoints à Miami par le trompettiste Brian Lynch. Ce all star est complété à Paris par le claviériste et arrangeur Eric Legnini et la bassoniste Cécile Hardouin qui monte deux équipes : un orchestre de chambre (tuba, cor, basson, hautbois, clarinette, flûte) et un quintet à cordes (contrebasse, violoncelle, alto, violons). Dans cette aventure orchestrale célébrant les cultures du monde et la créativité créole, le saxophoniste, toujours plus lyrique, alterne la douceur et le tempêtes rythmiques. 

Samy Thiébault / Photo Youri Lenquette
Samy Thiébault / Photo Youri Lenquette

Tel un orfèvre, il multiplie avec harmonie les sonorités et invite dans un langage jazz universel les sons du Brésil, de l'Afrique ou de Cuba. Samy Thiébault fait appel au groove du jazz funk des années 70, au jazz modal et spiritual ou la musique classique française. Les chorus des musiciens dansent à l'unisson pour ne faire plus qu'un dans cette œuvre fantastique et fédératrice où l'on retrouve aussi la vocaliste cubaine Yaité Ramos Rodriguez (La Dame Blanche) et Mathieu Gautron au bandonéon.

L'album Awé! sort le 17 septembre sur Gaya Music Production et Samy Thiébault sera en concert au Duc Des Lombards à Paris du 17 au 20 novembre