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"Royal", le nouvel album habité d'Ayo

Publié lepar Catherine Carette
 Ayo - Photo de Sophie Koella
Ayo - Photo de Sophie Koella

La chanteuse germano-nigériane, pleine de grâce, sort un sixième opus tout à son image.

On craque pour le grain de voix d'Ayo ( qui signifie "joie" en dialecte yoruba), cette belle personne entière qui se livre sans fard et chante l'amour, la fidélité, l'espoir, la foi et dénonce l'injustice avec toujours la même fraîcheur. A la croisée du blues, de la soul, du folk, du jazz et de la musique minimaliste, son nouvel album Royal, concocté en Jamaïque, est comme un hommage au Divin, au sens large :   

Mon inspiration principale, c’est Dieu. Mais pas du point de vue théologique. Allah, Yaveh, Bouddha, Jah… Quel que soit son nom, il a toujours été là, avant l’invention des religions. La lumière, tout ce qui apporte la foi et l’amour, c’est Dieu.

Lumineuse, sincère et généreuse, Ayo aime la proximité des gens car pour elle la musique n'est pas un concept, elle vient du cœur. La voici en session acoustique avec La Blogothèque pour son tout nouveau single Rest assured en compagnie du guitariste Freddy Koella, du pianiste Gaël Rakotondrabe, du batteur Denis Benarrosh et du contrebassiste Sylvain Romano :

Ayo est née Joy Olasunmibo Ogunmakin, le 14 septembre 1980 à Cologne d'un père nigérian, DJ et musicien, et d'une mère gitane roumaine. Elle a a commencé à étudier le violon à l'âge de 10 ans puis la guitare. A 21 ans, elle quitte l'Allemagne pour Londres, Hambourg, Paris, New-York. On se souvient de la précieuse innocence de ses débuts avec son premier album Joyful produit par Jay Newland en 2006 (Nora Jones) et du tube planétaire Down on my knees qui l'a propulsée sur les scènes du Casino de Paris, à l'Olympia et sur tous les grands festivals. Si la ville de cœur de la chanteuse, auteure et compositrice est toujours Paris, elle s'en est éloignée pour se consacrer à ses enfants à Brooklyn. Aujourd'hui, vivant à Lisbonne, elle sait où est sa place de mère, de femme et revient en toute humilité, plus lumineuse et sereine que jamais. 

Les douze titres de Royal produits par le guitariste Freddy Koella (Cabrel, Dylan, Higelin, Lhasa, Hugh Coltman…) sont un cri d'amour à ce qu'il y a de plus sacré dans la vie. Dénoncer les injustices et s'engager dans tout ce qui se passe dans le monde, tel est son credo. Et ce n'est un hasard si, en plus de ses propres compositions, Ayo a souhaité reprendre Né quelque-part, de Maxime Leforestier, une chanson puissante qui lui ressemble, précise-t-elle. 

« Avant, je craignais de ne pas être aimée. Je voulais qu’on apprécie mon travail, j’étais timorée, peu confiante… Aujourd’hui, je suis entièrement Ayo. J’ai davantage confiance en moi, cela s’entend dans la manière dont je chante. »

En concert :

Le 26 mars au Splendid à Lille
Le 27 mars à Nouvelle Vague à Saint-Malo
Le 28 mars à la salle Paul Fort à Nantes
Le 31 mars au Radiant à Caluire (Lyon)
Le 1er avril au Mysthos Festival à Rennes
Le 2 avril au Trianon à Paris