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La résilience poétique de Yaya Bey

Publié lepar Ghislain Chantepie
Yaya Bey (Andres Norwood)
Yaya Bey (Andres Norwood)

La chanteuse new-yorkaise se pare d’un groove introspectif sur son nouveau disque attendu le mois prochain chez Big Dada.

Combien d’œuvres de haute volée ont pu être écrites sous le joug d’une peine de cœur ? Aujourd’hui comme hier, la brutalité des sentiments s’impose comme un moteur d’inspiration profond pour des artistes de tous horizons. La chanteuse Yaya Bey n’échappe pas à cette règle, alors qu’elle prépare la sortie d’un nouveau disque enregistré ces derniers mois dans l’intimité d’une rupture amoureuse.

La chanteuse du Queens offre ainsi une suite plus rapide qu’attendue à son dernier album Madison Tapes publié l’an dernier, et qui inscrivait déjà son écriture personnelle dans un r'n'b très inspiré. Cette artiste complète, aussi à l’aise au pinceau qu’au micro, choisit donc aujourd’hui avec six nouvelles compositions autoproduites de marquer une étape intermédiaire à même de la réconcilier avec elle-même. 

Intitulé The Things I Can't Take With Me, ce disque intime s’est montré prometteur dès le mois dernier avec la sortie d’un joli premier extrait. Avec sa trompette magnétique, ce fxck it then distille ainsi le timbre toujours délicieusement éraillé de Yaya Bey autant que des reflets rétro sublimés par un clip tourné en Super 8. Aujourd’hui, la chanteuse dévoile un autre aspect de son travail avec september 13th, un second titre plus dépouillé et qui laisse la part belle à une résilience poétique et déchirée.

The Things I Can't Take With Me, nouvel EP de Yaya Bey, est attendu le 09 avril chez Big Dada.