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The Sorcerers explore la jungle ethio-jazz dans une nouvelle BO imaginaire

Publié lepar Guillaume Schnee
The Sorcerers / Ata Records
The Sorcerers / Ata Records

La formation de Leeds revient avec son ethio-jazz cinématographique sur l'album "In Search Of The Lost City Of The Monkey God".

Découvert en 2015, le combo anglais s'était d'abord illustré avec un 45t célébrant les héros ethio-jazz de la collection Éthiopiques. Devant l'engouement général, le multi-instrumentiste Pete Williams, le bassiste-guitariste Neil Innes et le batteur Joost Hendrickx, épines dorsales du label de Leeds Ata Records, ont réalisé un premier long-format sous le sobriquet de The Sorcerers. Un nom sans doute inspiré par le film fantastique anglais 1967 de Michael Reeves avec Boris Karloff. Car si le combo trouve l'inspiration dans le jazz éthiopien et les pulsations funk, son univers musical est peuplé de textures cinématographiques tirées des bandes originales des films d'horreur européens des 60's et 70's.

Adoubés par le maître de l'éthio-jazz Mulatu Astatke himself, les sorciers de Leeds sont de retour avec une nouvelle aventure instrumentale le 7 février et nous plongent dans un récit mystérieux et exotique intitulé In Search Of The Lost City Of The Monkey God. Si il conserve ses aspirations ethio-jazz, ses mélodies moondogesques et son groove des 70s, le groupe recrée musicalement l'impression d'une jungle imaginaire et inquiétante, comme l'avait fait Duke Ellington à la fin des années 20 et semble s'inspirer des bandes originales de Lalo Schifrin et Quincy Jones. Une fusion luxuriante d'atmosphères mystiques où la batterie, la basse et les percussions fournissent la base rythmique funk sur laquelle serpentent flûtes, clarinettes basses, xylophones et vibraphones.