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"Come & Get It", la balade hallucinée de Slumb

Publié lepar Guillaume Schnee
Slumb / David Bross
Slumb / David Bross

Julien Marchal et Senbeï annoncent la sortie de leur album "Play Dead" avec un titre aux beats hip-hop nonchalants et aux mélodies pop illustré par un clip magnifique.

Moitié du duo Smokey Joe & The Kid et complice du collectif Chinese Man, Senbeï excelle dans l'art du duo créatif quand il ne s'aventure pas en solo dans ses productions hip-hop classieuses, mêlant savamment beats électros, arrangements et orchestrations imparables et sonorités asiatiques. En 2018, il s’associait au beatmaker Al'Tarba pour le projet Rogue Monsters, avant de rencontrer un an plus tard, à Bordeaux, le pianiste et producteur Julien Marchal, connu notamment pour ses albums de piano solo sur le label qu’il dirige, Whales Records. Une rencontre de deux mondes qui sonne pourtant comme une évidence tant l'harmonie règne sur l'univers musical poétique de leur projet commun Slumb.

En mars dernier, le duo partageait en plein confinement son EP Reset, annonciateur de ce premier album, Play Dead, attendu le 16 avril chez Banzaï Lab. Dans un processus créatif purement collectif, les deux musiciens ont réussi à marier leurs univers respectifs pour faire naître une musique sensible et captivante, au service de l'émotion. Ici les mélodies épurées du pianiste Julien Marchal épousent les instrumentaux de Senbeï dans une electronica teintée de pop mélancolique tandis que les textes des invités chroniquent avec humanité cette période anxiogène qui est la nôtre.

"La période que nous vivons n’est pas très gaie et ça se ressent dans l’atmosphère générale de l’album. Les textes de Ed Tullett, CW Jones et Thomas Anton évoquent l’éloignement, la frustration et les addictions auxquelles beaucoup d’entre nous font face depuis plusieurs mois" expliquent les artistes qui dévoilent aujourd'hui le clip du titre Come & Get It.

Filmé et réalisé à Moscou par Andrei Bulatchik, le clip nous plonge dans les déambulations hallucinées d'un personnage dépendant aux analgésiques à bord du monorail de la ville ou dans le Goodson Bar. Dans cette ballade mélancolique la solitude glaciale et irréelle cotôie la chaleur humaine, portée par la musique solaire du duo et par le flow en forme de complainte du chanteur anglais CW Jones.