Menu
Écouter le direct

Exclu : l'album "Arcadia" de The Buttshakers en écoute

Publié lepar Guillaume Schnee
The Buttshakers / Photo JP Gimenez
The Buttshakers / Photo JP Gimenez

Le groupe soul funk lyonnais sort un deuxième album au groove puissant et dévoile en avant première le clip du titre militant "Hear Me".

Finie la romance soul du premier album Sweet Rewards, le bilan des années Trump est sans appel et rageur, l'Amérique de l'incandescente chanteuse Ciara Thompson est divisée, rongée par les inégalités, la violence et l'intolérance. De ce chaos naît l'espoir, embrasé par l'énergie pure de la formation groove The Buttshakers qui perpétue avec classe l'âme de la soul et du funk militant des années 60 et 70 sur son deuxième album Arcadia attendu le 5 novembre sur Underdog Records. 

Un titre inspiré par le "pays des délices" du poète Virgile, un monde parfait où tout n’est que beauté et perfection, symbole d'espérance dans les ténèbres illustré par les rythmes irrépressibles du groupe et la tempête vocale de la chanteuse, originaire de Saint-Louis dans le Missouri.

Si les orchestrations et les arrangements des dix titres d'Arcadia sont riches, The Buttshakers a réussi a graver sur disque ce groove brut et explosif qu'il propulse sur scène depuis près de quinze ans. Une incantation soul funk dansante portée par Sylvain Lorens à la guitare, Jean Joly à la basse, Josselin Soutrenon à la batterie et une myriade d'invités comme Léo Ouillon, Simon Girard, Aurélien Joly, Pierre Vadon, Grégory d’Addario, Cindy Pooch ou Célia Kaméni.

Illustré par un clip animé magnifique réalisé par Millihelen Design, le titre Hear Me aborde la violence domestique, la domination psychologique et mentale d'une relation toxique pernicieuse et dangereuse où quelqu'un vous isole lentement et vous rabaisse. "Comme un mauvais rêve, ton amour me déprime" chante Ciara Thompson dans le couplet délivrant dans cette ballade soul poignante le message "les femmes doivent parler parce que maintenant les gens écoutent !".