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Avec « Get High », Chet Faker haut en couleurs

Publié lepar Ghislain Chantepie
Chet Faker sur scène à Londres en juillet 2016 (Ollie Millington/Redferns)
Chet Faker sur scène à Londres en juillet 2016 (Ollie Millington/Redferns) ©Getty

Le chanteur et producteur australien cultive son come-back avec un second clip bariolé, extrait d'un nouvel album attendu au printemps.

De quoi donc Chet Faker est-il le nom ? Nicholas James Murphy ne répondit pas vraiment à cette question lorsqu’il annonça l’abandon de son nom d’artiste un beau jour de septembre 2016. Un pseudonyme qui avait pourtant accompagné son ascension jusqu’au triomphe de Built On Glass, un premier album éclatant publié deux ans auparavant en pleine vague neo-soul.

Après avoir disparu des radars durant plusieurs années, échappant à son succès dans un tour du monde improvisé, le musicien australien était réapparu l’an dernier avec un nouvel album publié en son nom propre, Nick Murphy donc. Un disque à l’image de son auteur, tourmenté mais témoin aussi de ses voyages et qui ne manquait pas de richesse sonore, aidé en cela par la griffe de Dave Harrington, l’ancien comparse de Nicolas Jaar invité derrière la console.

L’an dernier encore, à la veille du confinement mondial, le jeune trentenaire publiait en forme de catharsis un album strictement instrumental, évoquant même à cette occasion des morceaux qui l’auraient selon lui « guéri ». Son retour sous le nom de Chet Faker n'a donc pas manqué d’étonner d’autant que, là encore, aucune explication n’a été à ce stade vraiment avancée. Certains y verront d'ailleurs avant tout la conséquence d’un contrat récemment signé avec une major du disque, soucieuse peut-être d’exhumer un blaze à succès.

L’écoute dès cet automne d’un nouveau titre dévoilé en ligne, pourtant, a aussi laissé présager une nouvelle étape sincère chez cet artiste attachant, et dont la complexité est l’une des grandes forces. En guise de suite à ce come-back revigorant, l’Australien a mis en ligne ces derniers jours Get High, un clip peinturluré en forme de second extrait d’un album espéré pour le printemps. “I wanna get high, I wanna take a break from myself, I wanna live life”, chante ainsi aujourd'hui Chet Faker dans ce titre où son groove mâtiné de rock et de blues prend la forme d'une nouvelle leçon de vie.