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Manu Dibango en concert au Grand Rex

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Manu Diango et son Sfari Symphonique - Photo de Thierry Dechilly
Manu Diango et son Sfari Symphonique - Photo de Thierry Dechilly

FIP vous offre le "Safari Symphonique" du musicien camerounais.

En décembre 2018, Manu Dibango était l'invité de notre Club Jazzafip pour célébrer les 60 ans de sa carrière. Le 17 octobre au Grand Rex, il tente de synthétiser 60 années de passion avec son projet Safari Symphonique qui réunit son orchestre « Soul Makossa Gang » et la formation symphonique qui l’accompagne ce soir là, soit l’Orchestre Lamoureux. 

C'est un projet qui retrace toutes les influences qui m'ont nourri. 

Les rythmes traditionnels du Cameroun se mêlent aux sons de la forêt équatoriale, aux sons jazzy et au souffle du vent du désert. Une belle place est donnée au chant et au souffle du saxophone porté par la puissance des orchestrations symphoniques. Ce spectacle encore inédit, explore aussi de nouvelles directions dans la musique classique, et ses combinaisons possibles avec le jazz, le blues et les musiques africaines. 

Manu Dibango est né en 1933 à Douala au Cameroun. Il débarque à Marseille à l'âge de 15 ans sans ses parents et découvre un autre monde. Dès 1953, entre Paris et Bruxelles, il se consacre à sa passion, la musique. En 1960, lors des mouvements d’indépendance en Afrique, il retourne sur le continent et visite de nombreux pays d’Afrique francophone et anglophone, en passant par l’Afrique du Nord. Il grave son premier disque O Boso en 1972. L'année suivante son Soul Makossa déferle sur les ondes aux Etats Unis et devient un tube planétaire. Il fut d'ailleurs le premier artiste africain aux Etats-Unis à recevoir un disque d’or.

Engagé dans les combats humanitaires, il est nommé Artiste de l'UNESCO pour la paix en 2004. Sa curiosité et sa soif de rencontres l’emmenant sur tous les courants musicaux, sa discographie est impressionnante. Ce nomadisme musical l’a amené à collaborer avec des orchestres classiques tels que l’Orchestre Symphonique de Rotterdam (Metropole Orchestra), l’Orchestre de Paris ou encore l'Orchestre National de Lyon. 

A l'occasion de son soixantième anniversaire, il enregistrait Wakafrica. "Avec Yves Bigot (directeur de la FNAC ), on a eu l'idée de faire "We are the world" à notre façon" précise Manu Di Bango, un album de voyage très important pour lui car ils sont allés du Sénégal jusqu'à Cape Town pour chercher dans chaque pays un artiste qui voulait bien reprendre les standards africains. Ce disque réunit la crème des artistes africains et internationaux, Youssou N'Dour, King Sunny Ade, Salif Keita, Angélique Kidjo, Papa Wemba, Ray Lema et quelques autres. 

A 86 ans, le joueur de saxophone, piano, vibraphone et marimba, chanteur, compositeur, arrangeur et chef d’orchestre, est toujours une des figures du métissage des musiques africaines avec le jazz et la soul. Il met son expérience et sa notoriété au service de l’universalité culturelle en abolissant les frontières entre les styles de musique et en jetant des passerelles entre l’Afrique et l’occident.  

« On ne peut pas peindre du blanc sur du blanc, du noir sur du noir ; nous sommes tous les révélateurs les uns des autres ». Manu Di bango

Le concert du 17 octobre en public au Grand Rex est retransmis sur FIP samedi 19 octobre à 20h.