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Live à Fip : Bob Dylan au Royal Albert Hall en 1966

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Bob Dylan à l'Olympia en 1966 à Paris | Giancarlo Botti/ Getty
Bob Dylan à l'Olympia en 1966 à Paris | Giancarlo Botti/ Getty ©undefined

Jeudi 24 novembre à 20h, FIP présente l'un des enregistrements les plus recherchés de Bob Dylan.

Toute la musique vivante de FIP. Les plus grands artistes live en studio, en public en session privée ou sur des festivals se savoure chaque jeudi à 20h. Une émission présentée par Stéphanie Daniel et réalisée par Joël Lemaréchal.

Après la Nuit Spéciale Bob Dylan, FIP concocte pour vous une page "souvenir" avec son fameux concert au Royal Albert Hall. C'est l'un des plus célèbres enregistrements live pirate de l'histoire du rock. La tournée se prolonge en Europe avec notamment, le 24 mai, son [premier concert français à l'Olympia](http://Le 24 mai 1966, il fête ses 25 ans à Paris à l'Olympia. C'est son premier concert en France. Le prix de la place est excessif. Les Français sont fans, y compris Hugues Aufray et Johnny Hallyday. En costume rayé ou pied-de-poule, Dylan présente un premier set au cours duquel il se heurte avec le public. Egocentrique et provocateur, il attire les sifflements. Il refuse de remonter sur scène tant qu'on ne lui aura pas amené dans sa loge sa muse parisienne, la jeune Françoise Hardy, dont il a vu le joli minois sur des magazines. Il lui a dédié un poème sur la pochette de l'album Another side of Bob Dylan, sorti en 1964. La chanteuse, qui est alors sur le tournage du film "Grand Prix" avec Yves Montand, se retrouve escortée dans la salle. Elle se laisse conduire vers un Dylan déjà bien délabré et bien loin de l'image qu'elle s'en faisait. « Il m'a joué deux chansons : "I Want You" et "Just Like a Woman". La pensée qu'il me délivrait peut-être un message via ses chansons ne m'effleura pas On ne s'est jamais revus. ») pour fêter ses 25 ans.

En 1966, Bob Dylan est en pleine gloire mais sa mutation fait scandale. Depuis un an, le Judas a osé trahir le monde folk en troquant sa guitare séche pour une électrique. Deplus, ses nouvelles chansons sont moins "engagées". Les puristes ne lui pardonnent pas. Lors de ses concerts, il garde une première partie folk, seul en scène avec sa guitare et son harmonica et chante des titres tirés de ses trois derniers albums : It's All Over Now, Baby Blue, Visions Of Johanna ou encore Desolation Row :

Puis il invite le groupe de blues-rock The Hawks (The band) à le rejoindre. The Hawkes est composé du guitariste Robbie Robertson, du bassiste Rick Danko, du Pianiste Ricahrd Manuel, de l'organiste Garth Hudson et du batteur Mickey Jones. La réaction ne se fait pas longtemps attendre :

Le public est divisé. Bob Dylan ne se laisse pas impressionner et assume l'évolution qu'il a bel et bien choisie. Il tétanise la foule. Les potentiomètres sont au maximum sur ce Like a Rolling Stones, en hommage au musicien Hank Williams et à son titre Lost Highway dans lequel il disait : “I’m A Rolling Stone, I’m Alone and Lost “.

« play it fuckin' loud! » (« jouez ça à fond, putain ! ») :

Un coffret de collection de 36 CD, avec des enregistrements inédits de ces performances de Bob Dylan et des réactions du public, est sorti le 18 novembre dernier.