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Club African Jazz vol.4

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Replay émission du 28 juillet 201759:08
Mulatu Astatke
Mulatu Astatke ©undefined

Le 28 juillet à 19h, Vladimir Cagnolari vous embarque dans l'univers de l'éthio-jazz.

De 19h à 20h, ça jazz à fip ! Jane Villenet (du lundi au jeudi) et Charlotte Bibring (du vendredi au dimanche) reçoivent chaque soir un programmateur pour une émission où s’entremêlent tous les jazz, des grands standards aux artistes émergents.

Cet été, Fip propose un rendez-vous inédit en quatre émissions autour du jazz en Afrique. Aux commandes, Vladimir Cagnolari, journaliste et producteur de radio, et anciennement comparse de Soro Solo sur France Inter.

Le Club African Jazz vol.4 du vendredi 28 juillet vous plonge dans le monde jazz de ce grand pays de la corne africaine :

L’Ethiopie, territoire singulier gardé par l’ombrageux mais progressiste Haile Selassie, voit fleurir des dizaines d’orchestres au début des années 1960. Particularité : ce sont tous des orchestres d’état, appartenant à la police, à l’armée, à la municipalité, etc…. C’est pourtant dans ce contexte fort contraint, surveillé par une sourcilleuse censure, que naît le son typique du swinging Addis : l’éthio-jazz. Un nom inventé bien plus tard, quand l’Occident redécouvrira les trésors de cette époque révolue.

Le Pape de l'éthio-Jazz c'est Mulatu Astatke qui fût le premier artiste africain à étudier au prestigieux Berklee College of Music (Boston). Il monta son premier Ethiopian Quintet au milieu des années 60 avec des musiciens éthiopiens, latins et afro-américains. Il fréquenta les grands du jazz comme Coltrane, joua avec Duke Ellington dans les années 70's en Ethiopie.

On évoquera aussi Tlahoun Guessesse né en 1940 à Addis Abeba, qui chantait en amharique et en oromo. Âgé d'à peine 20 ans, il entrait, en tant que leader, dans l'Orchestre de la Garde Impériale que fréquenta aussi les chanteurs Alèmayèhu Eshèté et Mahmoud Ahmed.

Ou encore le grand musicien et chanteur Girma Bèyènè qui faisait son retour sur scène il y a peu et, grâce à Francis Falceto, créateur de la collection discographique Ethiopiques, s'unissait avec le groupe parisien Akalé Wubé pour enregistrer l'album Mistakes On Purpose , sorti en janvier dernier, dont FIP se faisait l'écho :

Autre exemple, plus moderne, de fusion réussie des modes musicaux éthiopiens et du jazz occidental, le groupe uKanDanz avec le chanteur Asnaké Gebreyess que FIP mettait en lumière fin 2016 pour leur album d'Ethi-crunch AWO :